mardi 6 décembre 2011
Le p'tit apéro du mardi
PARADA – Rue de la Joie
« Un nez rouge contre l’indifférence », tel est le slogan qui revient sur les brochures de PARADA, Strada Bucur n°23, Bucarest. Strada Bucur c’est la Rue de la Joie. Sous ce nom joyeux qui évoque des parades colorées se cache une réalité bien misérable, celle des enfants des rues de Bucarest.
Ils sont un millier à vivre dans les rues de la capitale roumaine. L’été ils dorment dans les parcs. L’hiver ils ne trouvent un refuge contre le froid rigoureux que dans les égouts de Bucarest, le long des canalisations d’eau chaude. Triste conséquence de la politique nataliste de Ceaucescu, ils ont à leur tour des enfants aujourd’hui. Cette deuxième génération, comme la première, vit dans l’indifférence des pouvoirs publics, sans papiers et sans aide. Hygiène, santé, alimentation, tout est un combat.
Un combat que Miloud Oukili a fait sien quand il rencontre ces enfants en 1992. Ce clown franco-algérien utilise le nez rouge et les balles de jonglage pour se lier à ces enfants marginalisés avec qui il monte un spectacle. Afin de pérenniser et systématiser cette expérience, il crée PARADA en 1996. Depuis 15 ans, PARADA utilise le cirque social comme outil de réinsertion : ludique et pédagogique, il permet d’engager une relation structurée avec les enfants, fondée sur la discipline, l’exigence artistique et l’autonomie.
En plus du programme artistique originel, PARADA c’est aujourd’hui un centre de jour, espace de vie et d’accueil, une unité mobile nocturne, Caravana, et un accompagnement psycho-social et éducationnel. Ce sont des hommes et des femmes qui se dévouent à cette cause. Ce sont des enfants, des bébés parfois avec cette deuxième génération qui arrive. Ce sont les anciens qui parfois continuent de venir.
Et en ce moment PARADA c’est une expo des photos de Gabriel Loisy à l’Institut Français de Bucarest, jusqu’au 10 décembre. Les photos présentées sont volontairement positives, avec des sourires, les coulisses et les spectacles. Pour montrer l’action de PARADA et l’espoir qu’elle représente.
L’ensemble des clichés de Gabriel Loisy a été réuni dans un livre intitulé « Strada Bucur ». Les vêtements trop légers, les bouches d’égout, les visages durs, la saleté, la drogue. La triste réalité de ces enfants à qui rien n’est épargné.
A voir également, le film PA-RA-DA qui raconte l'histoire de Miloud. Il y a eu quelques projections et on peut en espérer de nouvelles. Personnellement j'ai acheté le DVD. Les échos parlent d'un très beau film mais dont le sujet appelle des images difficiles. Du coup je dois avouer que je ne l'ai pas encore regardé.
Pour en savoir plus sur les actions de cette ONG, pour les aider ou simplement pour les contacter, je vous recommande la visite de leur site, complet et très bien fait : www.paradaromania.ro.
Roumanie, un autre regard
Voilà une idée originale. Une campagne de promotion en libre affichage. Sur le site deceiubescromania.gandul.info vous pouvez télécharger cinq affiches, disponibles dans de nombreuses langues, qui mettent en avant une autre image de la Roumanie par des Roumains qui ont marqué le monde.
A vous, à nous maintenant d'imprimer, placarder, réseaux-socialiser ou bloguer ces affiches ! Pour apporter un autre regard sur la Roumanie.
Déjà lepetitjournal.com cite le cas de "l'ambassadeur roumain à l'ONU (qui) en a ainsi recouvert les portes du siège de l'ONU à New York, à l'occasion du 1er décembre."

lundi 5 décembre 2011
Saint Nicolas, la suite
Olivier rentre alors qu'Eglantine est couchée. Il monte la voir. "Ha papa c'est toi ? Je croyais que c'était Saint Nicolas !".
Avant de dormir elle a frotté ses bottes et les a mises dehors pour que Saint Nicolas n'ait pas de difficultés à rentrer dans la maison.
Je sens que demain elle va se réveiller tôt...
Avant de dormir elle a frotté ses bottes et les a mises dehors pour que Saint Nicolas n'ait pas de difficultés à rentrer dans la maison.
Je sens que demain elle va se réveiller tôt...
Pour les vivants et les morts
A côté des églises roumaines se trouvent des petites maisons où brûlent de fines bougies. Elles sont allumées à l'intention des vivants, vii, ou des morts, morti, par ceux qui veulent leur apporter un peu de lumière divine.
Pour moi c'est une belle curiosité qui appelle à la méditation de ces vies passées ou présentes réunies dans des boîtes, de ces pensées regroupées, de ces mondes parallèles de la vie et de la mort qui se côtoient de si près.
Pour moi c'est une belle curiosité qui appelle à la méditation de ces vies passées ou présentes réunies dans des boîtes, de ces pensées regroupées, de ces mondes parallèles de la vie et de la mort qui se côtoient de si près.
Deux ans !
Deux ans. Un beau sourire. La fin des voyages en avion sur les genoux de maman. La dernière année avant l’école. Plein de mots nouveaux. Un sacré caractère. Beaucoup de curiosité. Des yeux coquins. Une préférence très nette pour le sucré. Deux supers amis, Louise et Sacha. Un beau cheval à bascule. Une grande chambre. Une super nounou.
Et surtout beaucoup d’amour.
Bon anniversaire mon Hortense !
Saint Nicolas
Ce soir les enfants vont bien nettoyer leurs bottes. Les plus sages espèreront y trouver des sucreries. Les turbulents savent qu'il n'y aura qu'un bâton. La jeune femme célibataire quant à elle glissera du basilic sous son oreiller pour voir dans ses rêves son futur époux. Demain les Nicolas inviteront famille et amis à partager leur journée. Et pour tous les Roumains ce sera l'occasion de s'offrir chocolats et bonbons.
Et moi je file acheter de quoi remplir les bottes de mes doudous.
Et moi je file acheter de quoi remplir les bottes de mes doudous.
Olténie automnale
Sortir de Bucarest quelques jours. Filer vers l'Olténie voisine.
Premier arrêt au monastère d'Horezu, berceau du style brancovien. Ce style architectural propre à la Roumanie a été créé par le prince Constantin Brâncoveanu. Son tombeau attend toujours la dépouille de ce prince martyr, décapité à Constantinople avec ses quatre fils en 1714. Mélange de l'art de la Renaissance et du Baroque avec le style byzantin, ce style fait la part belle aux galeries extérieures avec des balustrades ouvragées, aux arcades et aux colonnes et chapiteaux fleuris.
La porte de l'église principale du monastère est en poirier sculpté de mille motifs floraux. A l'intérieur une frise de 365 scènes figure le calendrier orthodoxe. Les lustres viennent de Vienne et de Venise, contrastant harmonieusement avec les splendides peintures murales datant de la fin du XVIIe.
La grotte de Baia de Fier ferme à 16h en hiver. Pourtant ce serait la visite idéale à cette heure où la lumière du jour n'inonde plus les monastères. Noir pour noir, autant voir la grotte. Ce sera pour le lendemain. Stalactites, stalagmites, squelettes d'ours et chauve-souris sont au programme de la visite des 650 m de la grotte qui fait 10 km au total.
Une nuit au chaud d'une pension de Târgu Jiu et nous voilà prêts à suivre la perspective ornée des sculptures de Brâncusi. Des bisous à papa sous la Porte des Baisers, beaucoup de cris et de rire en sautant sur les tabourets de la Table du Silence et une longue marche jusqu'à la Colonne Infinie. Nous mangeons des covrige tout chauds, contournons l'église qui casse la perspective de Brâncusi et apprécions enfin les formes simples d'une colonne qui semble soutenir le ciel. Même mon homme pour une fois semble petit.
Vivement le printemps, les arbres aux reflets frais de vert et l'explosion des couleurs des fleurs pour continuer la visite !
Premier arrêt au monastère d'Horezu, berceau du style brancovien. Ce style architectural propre à la Roumanie a été créé par le prince Constantin Brâncoveanu. Son tombeau attend toujours la dépouille de ce prince martyr, décapité à Constantinople avec ses quatre fils en 1714. Mélange de l'art de la Renaissance et du Baroque avec le style byzantin, ce style fait la part belle aux galeries extérieures avec des balustrades ouvragées, aux arcades et aux colonnes et chapiteaux fleuris.
La porte de l'église principale du monastère est en poirier sculpté de mille motifs floraux. A l'intérieur une frise de 365 scènes figure le calendrier orthodoxe. Les lustres viennent de Vienne et de Venise, contrastant harmonieusement avec les splendides peintures murales datant de la fin du XVIIe.
Juste le temps de pousser jusqu'à Polovragi et déjà le soleil décline. Le guide vert nous dit que le village est réputé pour son bois sculpté. En passant nous ne verrons pas d'artisans. Il doit falloir s'arrêter et demander. Au pied d'une montagne comme fendue d'un coup de glaive, le portail sculpté du monastère explique à lui seul la renommée du village. Les derniers rayons du soleil baignent les arbres de l'allée d'une douce lumière. Deux moines passent sous la porte bonhomme. Les fenêtres, la mosaïque centrale et le porche semblent en effet vouloir donner vie à un visage. L'église est en rénovation. Dans une cour, derrière, une autre petite église vire à l'ocre dans le jour finissant. Simplicité touchante d'un intérieur en rondeurs et aux douces couleurs.
La grotte de Baia de Fier ferme à 16h en hiver. Pourtant ce serait la visite idéale à cette heure où la lumière du jour n'inonde plus les monastères. Noir pour noir, autant voir la grotte. Ce sera pour le lendemain. Stalactites, stalagmites, squelettes d'ours et chauve-souris sont au programme de la visite des 650 m de la grotte qui fait 10 km au total.
Une nuit au chaud d'une pension de Târgu Jiu et nous voilà prêts à suivre la perspective ornée des sculptures de Brâncusi. Des bisous à papa sous la Porte des Baisers, beaucoup de cris et de rire en sautant sur les tabourets de la Table du Silence et une longue marche jusqu'à la Colonne Infinie. Nous mangeons des covrige tout chauds, contournons l'église qui casse la perspective de Brâncusi et apprécions enfin les formes simples d'une colonne qui semble soutenir le ciel. Même mon homme pour une fois semble petit.
Vivement le printemps, les arbres aux reflets frais de vert et l'explosion des couleurs des fleurs pour continuer la visite !
jeudi 1 décembre 2011
1er décembre
Alors qu'avait lieu le défilé militaire à l'occasion de la fête nationale roumaine, nous avons repoussé d'une journée notre départ vers Targu Jiu pour nous reposer. L'occasion de finir les décorations de Noël, brûler la bougie de l'avent et ouvrir la première case du calendrier qu'Olivier a ramenés d'Autriche.
Une petite journée en famille avec le sourire du soleil. Les filles ont apprécié !
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