samedi 7 janvier 2012

L'apéro des lumières

Petite couverture par terre, un bol de chips et deux verres de jus d'orange sont posés dessus. Lumière tamisée, les filles prennent l'apéro dans la chambre d'Eglantine. Elles sont ravies. L'idée vient d'Eglantine. Elle voulait fêter avec sa sœur l'installation de ses lumières de chevet (une applique fleur rose au-dessus de sa table de nuit et une guirlande accrochée au toit de son lit).

Elles étaient bien mignonnes toutes les deux à pique-niquer au milieu de la chambre. Je n'entendais que les bruits de chips écrasées sous les dents, et leur délicate façon de boire. Les yeux pétillaient, Hortense étaient toute excitée et Églantine avait déjà la tête dans les étoiles de ses prochains rêves.


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La fin du PRIVAT

Il était mignon mon petit panneau PRIVAT sur le portail. Orange et violet, il avait pris sa place dans l'esthétique de la rue. Il résistait plutôt bien à la pluie. Mais la tempête de cette nuit aura eu raison de lui. Disloqué sur le trottoir, quelques restes démantelés pendant encore à la grille, il n'arrêtera plus ceux qui prennent ma maison pour l'école.

RIP PRIVAT


Sfântul Ioan


 Chaque année en Roumanie, la fête de la Saint Jean  (Ioan) est l’occasion de grandes fêtes familiales autour de tous ceux qui portent ce prénom. Comme ils sont très nombreux, toute la Roumanie se retrouve autour de grandes tables familiales pour faire honneur à tous les Ioan et Ioana de leur entourage.


La Saint Jean est fêtée plusieurs fois dans le calendrier orthodoxe mais le 7 janvier est la plus importante. Elle commémore le jour de son baptême et celui de Jésus. D’ailleurs une vieille tradition persiste dans le village de Talmalcel, près de Sibiu. Chaque année les jeunes de moins de 20 ans se retrouvent pour un baptême dans la rivière. Les photos visibles sur internet me font dire que j’irais bien par là-bas l’année prochaine à la même date.
Pour les petits Roumains, cette fête marque la fin des vacances de Noël et le retour à l’école lundi prochain.

vendredi 6 janvier 2012

Des galettes royales

Dorées, croustillantes, savoureuses, même moi qui ne suis pas une grande amatrice de galettes à la frangipane me suis régalée avec les galettes des rois d'Ici et là. Situé aux abords de la Piata Romana ce restaurant français propose en effet des galettes comme chez nous avec fève et couronnes, sur commande.
Un bon plan quand on sait que les Roumains ne fêtent pas l'épiphanie et qu'on n'a pas envie de faire sa galette maison.

Cozonac


200-250g de matière grasse (beurre et huile)
1kg de farine
400g de sucre
5 œufs entiers
½ litre de lait
Des zestes de citron
60g de levure de boulanger

Ajouter la farine à la levure de boulanger dissoute dans le lait chaud (ça doit faire une pâte épaisse comme de la crème). Laisser reposer quelques minutes pour que ça gonfle. Puis commencer à pétrir avec le lait, les œufs battus, un peu de sel et la matière grasse. Continuer à pétrir jusqu’à avoir mis toute la matière grasse. Pétrir encore 30 minutes, puis laisser gonfler (une ou deux heures). Mettre des fruits secs et noix, ajouter la crème (300g de noix, 5 cuillères de sucre, 2 cuillères de cacao, 150ml de lait froid). Mettre l’ensemble dans un moule puis cuire au four 1h30 ou 2h. Servir froid.

Voici la recette du cozonac telle qu’elle nous a été donnée (en version originale) par notre prof de roumain lors du dernier cours de l’année. Le cozonac est une brioche sucrée roumaine qui se mange traditionnellement à Noël. Effectivement on en trouve dans tous les supermarchés à cette période de l’année.  On retrouve un peu le goût du Panettone italien sous une forme bien différente.

En ce jour d’épiphanie qui marquait le retour de nos cours de roumain, Harmonie s’était attelée à réaliser un cozonac maison à partir de la recette vue en cours. Elle a divisé les quantités (1kg de farine, ça fait pas mal de brioche !) et est arrivée avec son cozonac dans les bras, le protégeant de la pluie comme on protège un bébé, me pressant d’allumer le four pour le mettre à cuire. Quand il n’est pas encore cuit, le cozonac craint le froid. La réaction d’Elena et Antonia ont été identiques : « Tu as amené le cozanac pas cuit ? Mais il ne faut jamais mettre un cozonac au froid ! ».

Si bien que pendant le cours Harmonie veillait sur son cozonac comme sur un enfant malade. Mais en fine pâtissière qu’elle est, elle savait déjà qu’il serait bon.



Finalement, deux galettes et un cozonac n’ont pas été de trop pour le goûter d’épiphanie que nous avons partagé avec quelques amis. De la joie, des enfants, des cris, des rires et de la bonne humeur, ce fût une après-midi en sucre et en douceur alors que déjà la nuit recouvrait Bucarest.

jeudi 5 janvier 2012

Frise bucarestoise


Bucarest est une ville qui se dévoile petit à petit au visiteur. Il faut prendre le temps de la regarder et de l'apprivoiser pour y découvrir mille petits détails. Comme cette enseigne en fer forgé que l'on croirait sortie d'une autre époque. Pourtant au bas de quelques marches, la lumière derrière la porte vitrée montrait une activité d'aujourd'hui.

By Maï: Set de table pliable rouge

By Maï: Set de table pliable rouge


J'avais envie depuis longtemps de faire un beau set de table pour accompagner le déjeuner d'Eglantine. Et oui, les locaux actuels de l'école française ne permettent pas d'avoir de cantine. Les enfants amènent leur gamelle et mangent tous ensemble dans leur classe le midi. Eglantine adore ce système qui m'avait personnellement un peu déçue à l'arrivée. Après l'école turque qui fournissait le petit-déjeuner, le déjeuner et le goûter, le changement était radical.

Avec ce set de table, le déjeuner gagnera un peu de poésie. En toile enduite il ne craint pas les accidents et une fois replié il se glisse facilement dans le sac d'école.

mercredi 4 janvier 2012

By Maï: Bavoir et sac assorti


By Maï: Bavoir et sac assorti - rose fleuri: Le retour de mes créations avec ce bavoir et son sac assorti pour ma belle Hortense. D'où le H en appliqué sur le sac. Et trois fleurs en yoyo pour donner une touche printanière...

mardi 3 janvier 2012

Une nouvelle année qui commence

Premier matin à la maison en cette nouvelle année.

2011 a été une année fabuleuse, pleine de changements et de rencontres, forte en amour et en amitié, fébrile de projets et de défis. Elle s'est achevée en France et en famille, de Paris à Bordeaux en passant par les bords de la Loire et de la Charente. Avion, train, voiture, voyages incessants qui m'ont laissée sur les rotules. Et la Cafetière à sec, sans messages depuis des semaines.

Plaisir des retrouvailles avec tout le monde, les cousines qui ont bien grandi, la timide Mélissa, le regard charmeur d'Estée, la complicité des filles avec leurs grand-mères, jouer au ballon avec Papi. Et la traditionnelle gastro du Prieuré, familiale, partagée et détestée. Les filles et moi nous en remettons à peine. Elle nous a arrêtés dans notre tour de France en annulant le nouvel an lyonnais pour un retour dare-dare mais sans fanfare à Paris, histoire de poser valises et estomacs avant de prendre l'avion du retour.

Elle nous aura au moins permis de finir l'année sur une note romantique. Réveillon en amoureux au coin du feu de la belle cheminée néo-gothique de la rue de Bagnolet, lueur des chandelles, douce musique, verres de cristal où pétillent les bulles de Moncontour. 2012 a commencé sous le signe de la douceur de vivre.

Alors à vous qui nous suivez sur ce blog, nous vous souhaitons une très bonne année !

Et une bonne santé... ;-)

Bonne année 2012 !