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lundi 21 janvier 2013
Dans la poudreuse
On ne monte pas à 1600 mètres pour rester au chaud. Combinaisons de ski, gros gants, bonnets et bottes de neige, tout le monde est sorti se rouler dans la poudreuse. Descentes de luges et batailles de boules de neige, les jeux semblaient sans fin.
dimanche 20 janvier 2013
Arriver à la Cabana Ciucas
Partir passer le week-end dans une pension perdue au milieu des monts Ciucas à deux heures de route de Bucarest. 1595 mètres d'altitude. Impossible de monter même avec un 4x4. Le pick-up de la pension devra venir nous chercher sur le parking en bas du chemin forestier. Il faudra attendre un peu, car un arbre est tombé dans la nuit, coupant le chemin. Ils doivent le tronçonner pour pouvoir passer. Une vois arrivé, le pick-up est trop petit pour prendre les cinq enfants, sept adultes et tous les bagages qui vont avec. On met tous les enfants dans la cabine du pick-up avec deux adultes, plus le chauffeur, of course. Deux autres adultes montent avec les bagages et les tronçons d'arbre dans le coffre.
Les garçons restés au parking essayent de mettre des chaînes sur le Defender pour essayer de monter. J'ai froid. Je décide de commencer à monter à pied. Un gentil chien me tient compagnie pendant une bonne partie du chemin. Le pick-up descend et me croise. Il me fait signe qu'il va faire demi-tour plus loin. Lorsqu'il revient, les garçons sont déjà dedans. La côte est raide et je ne suis pas mécontente de me reposer dans la voiture. Mais voilà, même un 4x4 avec des chaînes peut rester bloqué dans cette côte très raide rendue extrêmement glissante par la neige. Notre chauffeur ne s'énerve pas. Il appelle la pension au talkie-walkie pour que le bulldozer vienne le tracter. Nous décidons de continuer à monter à pied. La pension semble ne jamais devoir apparaître. Finalement, le bulldozer remonte, suivi de la voiture. Nous remontons. La pension n'était plus qu'à deux virages. Nous l'avions quasiment atteinte. Une légère frustration d'avoir craqué si près. Mais je suis prétentieuse, les muscles de mes jambes me feront souffrir toute la soirée.
Arrivés là haut, nous apprenons que le groupe des enfants n'a pas été beaucoup mieux loti. Le pick-up n'avaiy pas atteint la pension avec eux non plus. Le Bulldozer était venu chercher les enfants. Ils étaient cinq dans la cabine. Il paraît que le chauffeur devait soulever la jambe d'Hortense pour passer les vitesses. Les enfants en gardent un souvenir enchanté ! Les adultes quant à eux ont du terminer la montée douloureusement à pied.
La vue depuis la pension n'en a eu que plus de valeur. Les grands sapins enneigés serrés les uns contre les autres, ondulants sur les montagnes, baignés dans un brouillard vaporeux. Une neige poudreuse comme un rêve de douceur. La Cabana Ciucas se méritait ce week-end, mais elle a su nous offrir de délicieux moments.
Les garçons restés au parking essayent de mettre des chaînes sur le Defender pour essayer de monter. J'ai froid. Je décide de commencer à monter à pied. Un gentil chien me tient compagnie pendant une bonne partie du chemin. Le pick-up descend et me croise. Il me fait signe qu'il va faire demi-tour plus loin. Lorsqu'il revient, les garçons sont déjà dedans. La côte est raide et je ne suis pas mécontente de me reposer dans la voiture. Mais voilà, même un 4x4 avec des chaînes peut rester bloqué dans cette côte très raide rendue extrêmement glissante par la neige. Notre chauffeur ne s'énerve pas. Il appelle la pension au talkie-walkie pour que le bulldozer vienne le tracter. Nous décidons de continuer à monter à pied. La pension semble ne jamais devoir apparaître. Finalement, le bulldozer remonte, suivi de la voiture. Nous remontons. La pension n'était plus qu'à deux virages. Nous l'avions quasiment atteinte. Une légère frustration d'avoir craqué si près. Mais je suis prétentieuse, les muscles de mes jambes me feront souffrir toute la soirée.
Arrivés là haut, nous apprenons que le groupe des enfants n'a pas été beaucoup mieux loti. Le pick-up n'avaiy pas atteint la pension avec eux non plus. Le Bulldozer était venu chercher les enfants. Ils étaient cinq dans la cabine. Il paraît que le chauffeur devait soulever la jambe d'Hortense pour passer les vitesses. Les enfants en gardent un souvenir enchanté ! Les adultes quant à eux ont du terminer la montée douloureusement à pied.
La vue depuis la pension n'en a eu que plus de valeur. Les grands sapins enneigés serrés les uns contre les autres, ondulants sur les montagnes, baignés dans un brouillard vaporeux. Une neige poudreuse comme un rêve de douceur. La Cabana Ciucas se méritait ce week-end, mais elle a su nous offrir de délicieux moments.
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mercredi 12 décembre 2012
Jeux de neige
Elles étaient quatre dans le jardin. Jeanne, Yael, Eglantine et Hortense ont sauté depuis la terrasse pour se rouler dans la neige. Elles ont dessiné des anges. Elles ont secoué les arbres pour en faire tomber la neige. Elles se sont disputées avec Hortense qui ne suit pas bien les jeux et veut n'en faire qu'à sa tête.
Mais surtout elles ont brassé de la neige. Le jardin immaculé n'attendaient qu'elles !
Mais surtout elles ont brassé de la neige. Le jardin immaculé n'attendaient qu'elles !
Le blanc après la tempête
Ca y est la neige s'installe ! 6 heures de tempête hier soir et elle a recouvert toute la ville d'une belle poudre blanche. Du coup j'ai passé deux heures à déblayer la neige ce matin. Je ne referai pas l'erreur de l'année dernière en la laissant durcir avant de l'enlever.
Pour Eglantine, Hortense et Jeanne ce matin c'était la grande excitation. On a ressorti les pantalons de ski et les grosses bottes. Et Hortense est la plus chanceuse dont l'école est la plus loin (on doit bien marcher 500m). Alors je joue les chiens de traîneau et elle va à l'école en luge. Trop dur !
Pour Eglantine, Hortense et Jeanne ce matin c'était la grande excitation. On a ressorti les pantalons de ski et les grosses bottes. Et Hortense est la plus chanceuse dont l'école est la plus loin (on doit bien marcher 500m). Alors je joue les chiens de traîneau et elle va à l'école en luge. Trop dur !
| Première traces dans la poudreuse toute fraîche. On note les pelles qui m'attendent à gauche du portail. |
| 7h30 - Dégager la voiture d'Olivier qui part à Pitesti. |
| Hortense a la belle vie dans la luge ! |
jeudi 16 février 2012
Femme active
Encore un peu de blanc ? La neige commence à fondre mais il en reste encore pas mal. Surtout quand les immeubles voisins nettoient leurs terrasses en balançant la neige dans la rue. Il me faudra ainsi déblayer ma place en rentrant de la sculpture. Comme c'était à l'heure de la sortie des classes, Carine en profitera pour faire cette photo en passant à côté de nous. Au moins vous pouvez vous rendre compte de l'activité qu'impose toute cette neige.
Cependant je suis un peu déçue, on ne voit pas bien que mon attelle est assortie à ma pelle à neige ! ;-)
Cependant je suis un peu déçue, on ne voit pas bien que mon attelle est assortie à ma pelle à neige ! ;-)
mardi 14 février 2012
Le jour d'après
La neige s'est arrêtée de tomber. L'école est fermée. Le temps est dégagé. Nous partons pour le parc. Les filles pourrons s'amuser et moi faire des photos. Au passage nous prenons un copain d'Eglantine. Hortense ne veut pas être traînée dans la luge. Elle veut marcher. Mais à son rythme, nous mettrons trop de temps pour arriver au parc. Je décide de la porter. Erreur. Glissade. Je tombe mal sur mon genou. Entorse. Hortense va très bien. Je panique pour mon objectif. Finalement je n'ai cassé que le filtre. Ouf !
Je boîte un peu tout le reste de la sortie (et j'ai encore mal maintenant malgré mon attelle). Elena s'occupe d'Hortense, moi des photos et les chiens errants errent. Quant à Noam et Eglantine, ils ne s'occupent que de jouer. Le parc Herastrau est un terrain de jeux fabuleusement enneigé où il fait bon construire des murailles, faire des batailles de boules de neige ou s'inventer des histoires dans un bateau pris dans les glaces comme un baleinier sur la banquise.
Sur les aires de jeux, la neige s'est prise dans le maillage des balançoires et des toboggans et j'ai de la neige jusqu'aux genoux. Pour Noam et Eglantine, l'excitation et à son comble. Grimper, sauter, glisser, se laisser tomber dans cet océan de poudre blanche, ils ne s'ennuient pas. Pour Hortense c'est plus compliqué. Elle veut suivre les grands mais ne peut pas marcher. Comme elle refuse toute aide, elle rampe tant bien que mal. Elena finira sagement par la ramener à la maison.
Le lac Herastrau est gelé et couvert d'une épaisse couche de neige. De l'autre côté la Maison de la Presse Libre se détache à peine de tout ce blanc. Dans le parc les enfants sont de plus en plus nombreux qui viennent profiter de la neige. Les parents se transforment en chiens de traineaux et tirent vaillamment les luges.
A force de sauter et de courir dans la neige, Eglantine a de l'eau dans sa chaussure. Vite, nous rentrons à la maison tout faire sécher sur les radiateurs.
Pour voir toutes mes photos de Bucarest sous la neige, cliquez ici !
Je boîte un peu tout le reste de la sortie (et j'ai encore mal maintenant malgré mon attelle). Elena s'occupe d'Hortense, moi des photos et les chiens errants errent. Quant à Noam et Eglantine, ils ne s'occupent que de jouer. Le parc Herastrau est un terrain de jeux fabuleusement enneigé où il fait bon construire des murailles, faire des batailles de boules de neige ou s'inventer des histoires dans un bateau pris dans les glaces comme un baleinier sur la banquise.
Sur les aires de jeux, la neige s'est prise dans le maillage des balançoires et des toboggans et j'ai de la neige jusqu'aux genoux. Pour Noam et Eglantine, l'excitation et à son comble. Grimper, sauter, glisser, se laisser tomber dans cet océan de poudre blanche, ils ne s'ennuient pas. Pour Hortense c'est plus compliqué. Elle veut suivre les grands mais ne peut pas marcher. Comme elle refuse toute aide, elle rampe tant bien que mal. Elena finira sagement par la ramener à la maison.
Le lac Herastrau est gelé et couvert d'une épaisse couche de neige. De l'autre côté la Maison de la Presse Libre se détache à peine de tout ce blanc. Dans le parc les enfants sont de plus en plus nombreux qui viennent profiter de la neige. Les parents se transforment en chiens de traineaux et tirent vaillamment les luges.
A force de sauter et de courir dans la neige, Eglantine a de l'eau dans sa chaussure. Vite, nous rentrons à la maison tout faire sécher sur les radiateurs.
Pour voir toutes mes photos de Bucarest sous la neige, cliquez ici !
De pire en pire
Olivier a mis un long moment à réussir à sortir sa voiture ce matin. Le gardien de l'école l'a aidé avec notre pelle à neige et il a finalement pu partir au travail... légèrement énervé.
Vu de la maison, le jardin disparaît en silence dans la poudre blanche.
Vu de la maison, le jardin disparaît en silence dans la poudre blanche.
lundi 13 février 2012
Bucovine dans dix jours ?
J'ai en tête de partir en Bucovine et peut-être dans le Maramures pour les vacances scolaires qui débutent à la fin de la semaine. Elena et les filles viendraient avec moi visiter les artisans des villages de la région. Mais quand je regarde cette vidéo, je m'interroge quant à nos capacités à traverser la Roumanie pour atteindre le pays d'en haut. Sans neige, c'est huit à neuf heures de routes. Mes envies d'aventure et d’écriture chatouillent mon esprit. Je sens que je vais quand même aller m'acheter des chaînes...
Cotorca n'est qu'à 80km de Bucarest...
Cotorca n'est qu'à 80km de Bucarest...
La Roumanie polaire
13h30. L’école ferme ses portes jusqu’à jeudi. La vague
blanche s’épaissit. Le jardin disparaît. Les voitures aussi. Il n’y a plus de
marches pour arriver jusqu’à notre porte. Les pelleteurs se multiplient dans
les rues. Les chasse-neige ne s’arrêtent plus. Les feux stop rougissent les
grandes artères.
Et aux infos
roumaines le pire est au programme. Le nombre de morts ne cesse d’augmenter. A
Buzau des villages entiers sont ensevelis. Les gens sortent de leur maison par
le toit, quand ils le peuvent. Certains ont creusé des tunnels pour pouvoir
circuler. Elena me racontera l’histoire de cette femme sans électricité depuis
plusieurs jours qui n’a survécu au froid que grâce à la chaleur de son chien et
de ses chats. L’armée est réquisitionnée pour déneiger et approvisionner en eau
et nourriture ces villageois qui vivent désormais sous la neige.
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