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jeudi 20 juin 2013

Un vendredi fourni

Le mois de juin est le mois des départs, des évènements en plein air, de l'été qui commence, des concerts et des expos.

Vendredi 21 juin j'ai noté dans mon agenda :

:: A L'ECOLE DE L'ART :: , le projet de partenariat artistique et culturel entre l'école française et la galerie AnnArt, avec de nombreux artistes invités, qui sont intervenus dans 14 classes, de la Grande Section au CM2. Exposition à la galerie AnnArt à 19h avec cette année encore, mais pour la dernière fois, mon amie Karianne qui vit l'art dans les nuages.

De l'art dans mon jardin clôture en beauté ses évènements avec sa dernière exposition avant le départ de Sophie et François, Amintiri din Bucuresti / Souvenirs de Bucarest. Vernissage à 18h et exposition ouverte tout le week-end pour partager trois visions de Bucarest, la vie au quotidien de Francisc Chiuariu, la vision tragique des monuments abandonnés de Nicolae Comanescu et le Bucarest intemporel d'Aurel Tar.



Enfin, Gens du Bien, le café éphémère qui a ouvert pour la période estivale au cœur de l'Institut Français, propose une soirée spéciale pour la fête de musique. Là, j'avoue que je n'irai pas mais Bogdan et Daniel ont toujours plein de bonnes idées. Je suis certaine que ça va être très sympa !




Et samedi ? Nous partons camper à la plage !

dimanche 16 juin 2013

Merci Lili !

Suivre le bus jusqu'à Mizil. Je n'aime pas les bus. J'ai pris ma voiture. Puis tourner à gauche vers Domeniile Franco-Române pour goûter le vin de Denis et Christine, Bourguignons installés en Roumanie, spécialistes du vin bio. Si j'avais pris le bus comme les autres, j'aurais peut-être bu un peu plus. Tant pis.

Pour le moment il fait bon et les enfants sont contents de se dégourdir les jambes. Comme j'ai déjà fait la visite, je reste avec eux dans la cour. L'arc et les ballons sauteurs que j'ai sorti de la voiture trouvent vite leur place.


La cuve en cours d'aménagement s'avère un fabuleux terrain de jeux où les cris se multiplient en échos entremêlés qui bourdonnent dans nos oreilles et s'emparent de tous nos sens. Les enfants sont enchantés. Ils courent le long du grand mur rouge circulaire et leurs pas résonnent par-dessus leurs chants. Une insupportable cacophonie rythmée de rires et de sourires.



J'ai pris ma voiture. Mais nous sommes là pour des heures. Alors je goûte les vins. Un peu. Puis un autre. Parce que je ne me souviens plus du goût de celui-ci. Parce que je veux partager avec tout le monde ce plaisir de comparer les saveurs qui se succèdent. Alors que nos verres se vident, les enfants mangent dehors. Les grands aident les petits. Pour manger. Mais aussi pour attraper les mûres qui tombent en une pluie généreuse quand ils secouent les branches des deux arbres. Les corps et les vêtements se barbouillent de violet un peu noir. Ce soir dans le bain, tout ne partira pas.





Nous nous installons autour de la grande table. Simplicité, générosité, saveurs et cépages variés. Ljiljana et Jérôme nous gâtent pour leur départ en organisant cette journée campagnarde. Des mots qu'ils prononcent pour leur discours, je ne me souviens plus. A ce moment, je regarde le sourire de Ljiljana, ce morceau de soleil. Banane, pêche, ou patate. Ce sourire est le primeur de la bonne humeur. Lili, tu vas me manquer. Je ne suis pas la seule d'ailleurs.



Longue table et discussions infinies. Nous prenons finalement la route du haut de la colline. Je suis toujours le bus dont la plaque s'orne d'une sensationnel VIB. Very Important Bonzi ? Nous délaissons les vignes et les petits villages. Nous laissons les moteurs, dépassons l'église qui se dresse en dernier rempart sous les nuages et nous serpentons à travers les chardons et les fleurs odorantes, sur la crête de la colline, dominant des vallées arborées d'un côté et l'immensité de la plaine de l'autre.





Nous croisons des chevaux placides. Nous ramassons de petites fraises sauvages au goût intense. Nous voyons de loin se dessiner sur l'arrondi du relief un champ de sculptures de pierre. Comme les vestiges d'une humanité figée, dégageant une spiritualité paganique, corps déformés ou stylisés, symboles d'un univers pluriel, ils nous engagent à se poser dans l'herbe, méditant sur la forme des nuages et la pluie qui s'annonce au loin. Vidant simplement les esprits, pris par la pierre, lénifiés par les formes qui prêtent des rêves à notre imagination.






Les enfants courent. Personne ne pleure. La vie est belle. Le berger et ses chèvres nous regardent passer stoïquement. Nous devons lui sembler aussi étrange qu'à nous sa tenue d'un autre temps, d'un autre monde. Dans la voiture au retour Hortense me demande Gangnam Style. Jeanne et Eglantine dansent avec elle. La continuité du monde est finalement celle que l'on se crée.



Merci Lili pour cette délicieuse journée !

mardi 17 juillet 2012

Encore un départ

Parfois, en expat, nous rencontrons des personnes qui nous touchent vraiment. Christie et Veran, leurs filles Clélie (dans la classe d'Eglantine cette année) et Elyna, un an de plus d'Hortense, font partie de ceux-là. Ce soir nous avons fêté leur départ pour la deuxième fois en trois jours. Ils vont me manquer, ils vont nous manquer. Il existe des personnes comme eux, à qui l'on s'attache vite et qui ne devraient pas partir avant nous.

S.....

L'expat est ainsi faite, de départs et d'arrivées. Dans mon cœur cependant, il restera toujours une place pour cette famille sympathique dont nous recroiserons la route, un jour, il le faut.

Bon vent à eux ! Ces moments partagés ensemble ont été riches d'amitié. Quelle chance de s'être rencontrés !

dimanche 24 juin 2012

La revedere Delphine !


Les départs font partie de la vie d’expat. Dans une grande communauté comme celle des Français de Bucarest, ils sont très nombreux. Juin voit s’enchaîner les soirées de départ dans les jardins enluminés.

Loin des guirlandes et des fêtes arrosées, Eglantine et ses copines de danse ont dit au-revoir à leur chère prof Delphine. Tout au long de l’année Delphine a su cultiver la fibre rythmique de ces petites de 5 à 7 ans. Mais surtout, elle leur a laissé le goût du plaisir de la danse grâce à son sourire et à sa bonne humeur.

Alors en souvenir, les filles ont mis la main à la pâte, ou plutôt au tableau, pour laisser à Delphine un souvenir impérissable de cette merveilleuse année de danse.



dimanche 31 juillet 2011

Sur un air de fête

Des soirées à la maison, nous en avons organisées quelques unes. Celle d’hier soir, dernier dîner avant notre départ, fut unique en tous points. Nous étions une vingtaine sirotant quelques verres dans le jardin, élargissant le cercle au fur et à mesure des arrivées. Les enfants couraient dans l’herbe, sautant sur les tapis et les coussins, poursuivant Bella entre les arbres, inventant mille jeux.

La nuit n’était pas encore tombée que les musiciens sont arrivés, tout de noir vêtus, leurs instruments à la main et le sourire aux lèvres. Hos geldiniz ! Virginie les a reconnus la première. Les musiciens de Mehane, ce restaurant de Kültür Park où ils jouent tous les soirs, entraînant les clients dans le chant et la danse. Ersen ne m’avait pas précisé que c’étaient eux. Sincèrement j’ai apprécié en avoir la surprise. Leur présence annonçait une bonne ambiance assurée.

Sur fond de musique turque et de chants populaires, nous avons partagé un dîner préparé par Tulay, la rayonnante patronne du petit restau Koza Mollah du Koza Han. Elle était passée un peu plus tôt nous déposer des plats de mezze, feuilles de vignes, aubergines et poivrons farcis, les haricots à l’huile, poivrons au yaourt, aubergines à la tomate, taboulé et autres mets savoureux typiques de la Turquie. Les garçons ont assuré au barbecue et les voisines se sont chargées des desserts.

Et comme si leur seule présence n’était pas le plus beau des cadeaux, ces amis qui ont marqué nos années en Turquie avaient préparé moult cadeaux qui nous ont beaucoup touchés. Même les filles ont eu leurs petits souvenirs de ce pays qui les aura vues naître ou grandir.

Beaucoup d’émotion, beaucoup de joie. Nous avons chassé la tristesse des au revoir dans la meilleure soirée que nous ayons jamais eue ici. Comme le bouquet final du feu d’artifice qu’aura été la Turquie.








vendredi 29 juillet 2011

Au Revoir Bursa


L'Association Culturelle Turquie-France de Bursa avait organisé hier soir un pot de départ absolument fabuleux au Duetto en présence de son président et Consul Honoraire de France à Bursa, M. Mehmet Erbak. Merci à tous pour cette incroyable de soirée !

dimanche 10 juillet 2011

Ulus 29

La matinée est déjà bien avancée. Derrière les rideaux tirés le Bosphore doit déjà prendre le soleil sous le regard des coupoles et des minarets de Sainte-Sophie et de la Mosquée Bleue. Nous profitons d'une grasse matinée sans les filles qui sont restées à Bursa avec Chantal.

Je me repasse la soirée d'hier. Dîner de départ d'Olivier et de Philippe (le DAF) à Ulus 29. Restaurant chic à flanc de colline, il offre à ses clients une vue dégagée sur les courbes du Bosphore entre les deux pont illuminés. Istanbul la nuit prend des allures de conte de fée.

Tarik, le directeur d'Oyak-Renault, est un homme généreux. Le champagne coule à flot dans les coupes des membres de son comité de direction et leurs épouses. Quand tout le monde est arrivé, installé et donc disponible, il commence son discours. Il est visiblement touché du départ d'Olivier et de Philippe avec qui il a aimé travailler et leur fait des adieux touchants. Eux-mêmes sont émus de quitter ce pays et cette équipe. Ils reçoivent chacun une superbe mallette en cuir qui leur rappellera longtemps la Turquie alors qu'ils iront dans d'autres bureaux. Et quelle ne fut pas leur joie de découvrir à l'intérieur un Ipad 2 ! La bataille s'annonce rude pour qu'ils ne soient pas pris par leurs épouses. Mais si Olivier ne connaît pas beaucoup le turc, il a quand même immédiatement dit ces mots, "Bu benim" (c'est le mien). Comme ça c'est dit.

Tarik est un homme généreux et sensible. Je l'ai écrit. Et pour la première fois lors d'un départ, les épouses ont eu droit à une petite attention, des crayons Svarosky bleu, blanc, rouge. Pour la France. Ou pour le drapeau turc (rouge et blanc) qui flotte au dessus du bleu du Bosphore.

Le dîner a été excellent. Mais j'étais ailleurs, tendue. Un peu de fatigue mais en y repensant j'y vois surtout mon rejet de ce départ. Avec les deux dîners de cette semaine le compte à rebours est lancé. Le temps restant s'affiche en jours. Et la Turquie file entre mes doigts. Comme Truman Capote dans sa nouvelle "Un été indien" que j'ai lue hier dans le bateau, je voudrais que quelqu'un nous retienne ici. Mais il a quitté son grand-père et je vais quitter la Turquie... Je reviendrai la voir car elle aussi m'a laissé un secret dont je prendrais conscience en la quittant, grandie de l'avoir côtoyée.


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mercredi 1 juillet 2009

Quand la famille dit au-revoir

Hier soir c'était le repas de départ d'Esma. Dîner chez Barba avec une grosse partie des équipes d'Olivier, dans le jardin au bord de la piscine. Beaucoup des salariés de l'usine sont venus de toute la Turquie pour travailler à Bursa chez Renault. Alors ils forment une sorte de grande famille étant donné qu'ils passent beaucoup de temps ensemble, loin de leurs racines.
Du coup, l'équipe a eu l'idée de faire à Esma une petite cérémonie d'enterrement de vie de jeune fille. Normalement c'est la famille qui organise ça pour la jeune femme qui s'apprête à se marier. C'était un geste très généreux et fort de sens de la part de collègues de boulot. Esma part vivre en France pour se marier et sa famille de Bursa lui a dit au-revoir.
Esma a donc été assise sur une chaise avec un châle rouge sur la tête. Toutes les femmes se sont mises à danser autour d'elle sur une musique traditionnelle en frappant dans leurs mains. Une jeune femme est arrivée avec un plateau décoré de bougies avec le henné déposé au centre. Une autre s'est chargée de mettre le henné dans la paume d'Esma, puis toutes les femmes se sont mises également du henné sur la main.

Le reste de la soirée ressemblait à n'importe quel dîner de départ, si ce n'est que les turcs dansent en toutes les occasions, ce qui n'aurait pas été le cas en France. Pour moi les Turcs sont un peu les Brésiliens d'Asie.

Petite précision : il n'y aura pas d'autres photos d'Esma car je crois me souvenir qu'elle ne veut pas de photos d'elle en ligne.

mardi 31 mars 2009

Michèle ma belle


Hier soir c'était le dîner de départ de Michèle. Nous avons donc passé une soirée entre filles pour fêter comme il se doit le départ de celle qui va beaucoup nous manquer (y a trop de gens qui partent en ce moment). D'abord le restau italien où on peut manger de la viande de porc (c'est pas que ça me manque mais pour le principe


c'est sympa) puis le bowling. On a bien ri, bien mangé, bien bu et passé un super moment ensemble. Michèle, reviens nous voir quand tu veux !