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jeudi 24 avril 2014

Au cours du jour

Retrouver le généreux petit déjeuner turc en famille. Simit, kaymak et thé. Le bonheur. Faire traîner le temps. Sortir au parc où tous les enfants du quartier profitent de cette journée fériée en leur honneur. Suivre les acrobaties de mes chéries. Gérer les joies et les frustrations. Longer le cimetière séculaire pour aller boire un verre sur les bords du Bosphore. Partager les rires. Renverser du café. Laisser voguer ses rêves dans le sillage des bateaux. Etre bercé par cette langue familière qui s'évapore pourtant chaque fois un peu plus.





Le muezzin dort. Le chien aboie. Une voiture passe. Hortense respire paisiblement contre moi. Eglantine a réglé sa montre pour ne pas réveiller Yesim et Murat avant 8h demain matin. La maison est pleine d'amis. Les matelas s'éparpillent. La vie coule des jours heureux dans ce petit coin d'Istanbul.

jeudi 11 juillet 2013

Plages bulgares

Petites plages au bord des falaises. Sable fin, coquillages et galets doux. Châteaux de sable, sourires et baignades. Maillots colorés, cheveux défaits, regards enjoués. Week-end détente, plage, piscine et golf en Bulgarie.





Le Lighthouse a enfin un accès à la plage,des aires de jeux pour les enfants et un Kid's Corner !

Toutes les photos dans cet album.

L’odeur des pufuleti



Les trajets sont longs depuis Bucarest. A l’arrière de la voiture, les filles jouent, chantent et regardent le paysage. Parfois j’entends de petits craquements, des bruits de plastique froissé, comme si de petits rongeurs avaient pris possession de l’arrière de la voiture. Les bruissements s’accélèrent et une douce odeur entêtante envahit la voiture. Elles ont ouvert les paquets de pufuleti (prononcez « poufouletz »), ces petites tubulures de maïs soufflé, spécialité roumaine qui ne manque jamais d’accompagner nos longues heures de route. L’odeur des pufuleti est pour nous l’odeur des voyages en Roumanie.

Nous n’avons pas dérogé à la règle lors de notre trajet vers les golfs et les plages de Bulgarie le week-end dernier.

mercredi 17 avril 2013

Dernière neige autrichienne



Vol pour Vienne en Autriche, c’est la Pâque catholique. Les filles vont chercher des œufs aussi déterminées qu’elles tiennent leurs petits paniers d’osier avec fermeté. Leurs intentions sont claires. Elles vont voir leur cousine Estée qui n’est plus un bébé mais qu’elles n’ont pas vu grandir. Hortense répète avec des sourires dans les yeux, « Estée, c’est ma cousine ! ». Eglantine a déjà proclamé qu’elle aidera Estée et Hortense à trouver les œufs. Elle est une grande sœur consciencieuse.

Direction le nord de Vienne pour le château d’Elise et Erwin. Sisi n’a jamais vécu là et il s’agit plutôt d’un gros manoir mais l'endroit est superbe. Le sol est recouvert de neige. La chaleur des vieux murs nous enrobe immédiatement. Les sculptures d’Erwin nous accueillent avec humour. Un petit escalier nous ouvre les portes des immenses pièces à vivre. Tout est soigné et artistique, simple et raffiné. Un autre monde. Où Elise sait nous mettre à l’aise. Les filles sont enchantées de se trouver. A peine arrivés, nous les laissons pour aller dîner chez Michael Haneke. Oui celui-là même qui vient de rafler les prix du monde entier avec son film « Amour ». Nous sommes dans un autre monde et tout paraît si simple. La création et la réflexion comme mode de vie, sans chichis, je suis subjuguée. Et rassurée. Cette plongée annoncée en terra incognita de l’élite culturelle autrichienne me faisait vraiment peur.


Le neige ne nous quitte pas qui tombe en gros flocons. Ce week-end à Bucarest ils ont annoncé plus de 20° et un grand soleil. Mais à Bucarest il n’y a pas Elise, Erwin et Estée. Le soleil est à l’intérieur de la maison avec les filles qui courent, qui rient, qui crient, qui pleurent, prennent le bain toutes les trois, sourires aux lèvres, décorent les œufs qui orneront la table le lendemain, vont chercher ceux tous frais qu’ont pondus les poules le matin, donner le biberon à cette jeune agnelle dont la maman est morte à sa naissance et qu’il faut nourrir toutes les trois heures.




Le jour de Pâques, la table est généreuse. Après le déjeuner les enfants partent à la chasse aux œufs au rez-de chaussée du château. Un bonhomme qui a avalé la terre a des carottes en chocolat accrochées à sa ceinture, alors que les lapins se cachent dans la salle de jeux. Les œufs sont partout. Les enfants vident leurs petits paniers dans un grand couffin d’osier rond qui déborde presque. Orgie de chocolat.



Du bon vin, des cigares, le soleil qui pointe. Olivier s’endort alors qu’Elise nous emmène à Rosenburg voir les rapaces. Eglantine prend un bébé aigle d’une journée dans ses mains. Le hibou blanc de Sibérie nous regarde sévèrement de ses yeux ambrés. Faucons, aigles et autres rapaces nous jaugent du haut de leurs branches. Ne pas trop s’approcher des grilles. Eglantine et Hortense repartent toutes les deux avec une grande plume d’aigle.




Dernier jour. Nous passons quelques heures à Vienne. Dans l’immense orangerie du Burggarten, Elise dessine avec ses nièces sur les nappes blanches du restaurant. Juste à côté, nous étouffons avec nos gros manteaux dans la serre à papillons. Mais quelle excitation pour Eglantine qui réussit à avoir un énorme papillon posé sur son doigt ! Entre la Vienne impériale, l’art nouveau, les toits de la cathédrale, les petits passages et les grandes rues, nous ne choisissons pas. Nous profitons des fiacres pour faire un grand tour, bien au chaud sous d’épaisses couvertures. Le cocher porte le traditionnel chapeau melon. Les chevaux ont de petits bonnets pour protéger leurs oreilles du froid qui leur donnent des airs de diablotins à cornes. Hortense s’endort au rythme des sabots sur les pavés.




Eglantine prévoit déjà de revenir cet été. Elle veut faire la grande roue avec ses wagons de tramway. Hortense veut revoir sa cousine. Nous avons tous passé un excellent week-end, laissant la neige derrière nous pour nous plonger dans le printemps roumain.

A bientôt Elise, Erwin et Estée. Un grand merci !

dimanche 24 février 2013

Lucky Bansko

Lucky Bansko, ApartHotel, n'est pas juste en bas des pistes. Il faut prendre la navette que l'hôtel fait partir toutes les demi-heures pour rejoindre le bas des pistes. Mais la piscine est chaude et procure détente et massages avec ses nombreux jets. Les enfants s'y retrouvent pour jouer en fin d'après-midi.



Les appartements sont spacieux et confortables. Le restaurant propose une nourriture variée de qualité, même si le service est parfois surprenant. Il faut dire qu'à grouper les tables au fil de arrivées des différentes familles et laisser les enfants courir, nous les avons un peu désorientés.

Mais comment ne pas laisser courir les enfants, quand les couloirs à la moquette moelleuse mènent du restaurant aux salles de jeux en quelques pas : la salle des ordinateurs, le billard, les jeux d'arcade et la garderie. Ha la garderie ! Un de mes meilleurs souvenirs. Un salle pleine de jouets pour les petits, avec des lapins touts doux que les enfants peuvent caresser et deux animatrices présentes du matin au soir. Hortense y a passé de nombreuses heures alors que j'accompagnais Eglantine en haut des pistes à partir du moment où Olivier a été malade. Le soir les animatrices proposaient aussi des maquillages. Fleurs et papillons ont pris vie sur les joues et les mains des petites filles.






Dernier soir, Olivier sort enfin de la chambre.

La couleur de la neige

Pour moi la couleur de la neige, c'est le bleu. Parce que mon niveau de ski n'est pas terrible. Bansko pour ça c'est super, on peut monter tout en haut à 2600m et descendre tout en bleu.

Pour Olivier, la couleur de la neige est le noir. Parce qu'il aime les pentes qu'il se grise à dévaler. Malheureusement pour lui, une vilaine grippe lui aura fait voir la neige en gris. Cloué dans la chambre pendant quatre jours, il ne verra que les nuages neigeux à travers la fenêtre.

Pour Eglantine la neige est un arc-en-ciel, surtout à Bansko. Elle a passé ses journées à skier avec ses copines, s'essayant au hors-piste (oh frisson de l'interdit) entre les sapins avec son prof. Que du bonheur !

Pour Hortense, la neige c'est blanc. Parce que Hortense aime que les choses soient claires. Elle a pu profiter de deux leçons avec son papa au début du séjour, sur la zone très bien aménagée pour les débutants. Elle tient bien sur ses skis. Quelques cours de plus et elle aurait peut-être pu descendre la bleue toute douce qui mène à la station. Mais je n'ai pas osé la mettre avec un prof bulgare qui ne parlait pas français.

En tout cas la couleur de la neige à Bansko est de celle des sourires, partagés en famille et entre amis, même avec mon super pro du ski cloué au lit.


La route de Bansko

Voilà une semaine que les vacances scolaires ont commencé. Samedi matin, nous prenons la route pour le sud-ouest de la Bulgarie, direction Bansko et sa station de ski. A l'aller nous prenons au plus court, à travers un col de montagne où nous passons à un coup de volant de nous prendre une voiture qui perd le contrôle dans un virage enneigé. Olivier a assuré.
Au retour nous prenons une meilleure route qui mène à Sofia sur plusieurs voies. Mais les conducteurs sont assez nerveux. Nous serons plusieurs à récupérer passagers et bagages d'une voiture de Français partis un peu plus tôt que nous et dont la voiture est hors-service après un accident. Heureusement, personne n'est blessé. Mais nous redoublons de vigilance sur la suite du trajet (7 heures de route au total).


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lundi 21 janvier 2013

Le bulldozer des enfants

Voilà une petite vidéo tournée par Olivier des cinq enfants dans le bulldozer pour monter à la Cabana Ciucas.


dimanche 20 janvier 2013

Arriver à la Cabana Ciucas

Partir passer le week-end dans une pension perdue au milieu des monts Ciucas à deux heures de route de Bucarest. 1595 mètres d'altitude. Impossible de monter même avec un 4x4. Le pick-up de la pension devra venir nous chercher sur le parking en bas du chemin forestier. Il faudra attendre un peu, car un arbre est tombé dans la nuit, coupant le chemin. Ils doivent le tronçonner pour pouvoir passer. Une vois arrivé, le pick-up est trop petit pour prendre les cinq enfants, sept adultes et tous les bagages qui vont avec. On met tous les enfants dans la cabine du pick-up avec deux adultes, plus le chauffeur, of course. Deux autres adultes montent avec les bagages et les tronçons d'arbre dans le coffre.

Les garçons restés au parking essayent de mettre des chaînes sur le Defender pour essayer de monter. J'ai froid. Je décide de commencer à monter à pied. Un gentil chien me tient compagnie pendant une bonne partie du chemin. Le pick-up descend et me croise. Il me fait signe qu'il va faire demi-tour plus loin. Lorsqu'il revient, les garçons sont déjà dedans. La côte est raide et je ne suis pas mécontente de me reposer dans la voiture. Mais voilà, même un 4x4 avec des chaînes peut rester bloqué dans cette côte très raide rendue extrêmement glissante par la neige. Notre chauffeur ne s'énerve pas. Il appelle la pension au talkie-walkie pour que le bulldozer vienne le tracter. Nous décidons de continuer à monter à pied. La pension semble ne jamais devoir apparaître. Finalement, le bulldozer remonte, suivi de la voiture. Nous remontons. La pension n'était plus qu'à deux virages. Nous l'avions quasiment atteinte. Une légère frustration d'avoir craqué si près. Mais je suis prétentieuse, les muscles de mes jambes me feront souffrir toute la soirée.



Arrivés là haut, nous apprenons que le groupe des enfants n'a pas été beaucoup mieux loti. Le pick-up n'avaiy pas atteint la pension avec eux non plus. Le Bulldozer était venu chercher les enfants. Ils étaient cinq dans la cabine. Il paraît que le chauffeur devait soulever la jambe d'Hortense pour passer les vitesses. Les enfants en gardent un souvenir enchanté ! Les adultes quant à eux ont du terminer la montée douloureusement à pied.



La vue depuis la pension n'en a eu que plus de valeur. Les grands sapins enneigés serrés les uns contre les autres, ondulants sur les montagnes, baignés dans un brouillard vaporeux. Une neige poudreuse comme un rêve de douceur. La Cabana Ciucas se méritait ce week-end, mais elle a su nous offrir de délicieux moments.


mercredi 9 janvier 2013

Parade d'hiver

Le 31 décembre à Vama, le village se réunit sur la place de l'église pour la Parade d'Hiver. Les femmes portent leurs beaux costumes traditionnels pour chanter encore des colinde. Les hommes, plutôt jeunes, parfois des enfants, se déguisent avec des tapis et des têtes de chèvres. Un groupe de danseurs est vêtu d'habits militaires ornés de rubans dorés et de perles brillantes aux mille couleurs.

La parade est arrivée sur la place menée par deux jeunes cavaliers montés sur des cheveaux en habits de fête : pompons rouges et grelots. La marche était fermée par un jeune garçon menant deux boeufs aux cornes ornées de pompons rouges, tirant une charrue. Chants, danses, et déclarations humoristiques se sont succédé sur la scène. De loin, la foule n'était qu'une marée de toques noires en astrakan, chapeau traditionnel des habitants de la Bucovine.


 

Toute la journée du 31, et jusque tard dans la nuit, des groupes de jeunes déguisés et plus ou moins avinés faisaient du porte en porte, échangeant leurs petits spectacles contre quelques pièces de monnaie ou un coup à boire. En faisant la route le lendemain, nous en avons encore rencontrés quelques uns. La fête a ainsi l'air de durer deux jours. Ces êtres colorés animent la blanche campagne, rompant la monotonie de l'hiver.

Mocanita en Bucovine

Il y a à Viseu de Sus, dans le Maramures, un train à vapeur (mocanita) que je voudrais bien prendre un jour. En attendant, nous avons profité de notre séjour hivernal en Bucovine pour prendre celui de Moldovita. Des wagons ont été rajoutés au départ en raison de la forte affluence de cette fin d'année 2012. Chaque wagon était chauffé par un vieux poêle à bois. Il nous a fallu un moment pour nous réchauffer. Le train parcourt une quinzaine de kilomètre entre Moldovita et Argel, suivant le tracé de la route. L'ambiance entre ses passagers est résolument bon enfant. Le décor défile lentement à travers les vieux carreaux. On peut profiter des plate-formes pour respirer l'air frais de la montagne.

A Argel, tout le monde descend du train le temps que la locomotive passe d'un bout à l'autre du train afin que le convoi reparte en sens inverse. Les marmites de mamaliga (la polenta roumaine) et de sarmale chauffent sur les feux de bois. Deux gros thermos fournissent thé et vin chaud (vin fiert). Et voilà tout le monde qui pique-nique ainsi par -10°. Les filles sont ravies de jouer dans la neige. Même si celle-ci est un peu dure.

Sur le chemin du retour il faudra nous arrêter, casser la glace de la rivière que nous longeons et pomper un peu d'eau pour la loco. Depuis la route, les gens s'arrêtent prendre des photos. Avant d'arriver à la gare, nous croisons une autre locomotive dans son nuage de vapeur. Une parenthèse hors du temps.


Le trajet de la Mocanita sur Google Maps :


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Douce brume

Tous les matins, alors que nous prenions notre petit déjeuner à la pension, le soleil pointait au dessus de la montagne. La brume qui nappait la vallée s'illuminait d'une douce lumière hivernale rythmée par la fumée des cheminée. On ne s'en lassait pas.



Le soir, la brume se teintait d'un léger rose tout aussi doux.

samedi 27 octobre 2012

Fin de la virée dans le nord


Je pensais ne faire qu'une partie du chemin du retour aujourd'hui. Mais j'ai finalement enchaîné les dix heures de route jusqu'à Bucarest, trop pressée de poser mes valises une bonne fois pour toute. Les filles sont dans leurs lits et si je ne dois retenir qu'une photo de ce séjour, ce sera celle où, à la pension Borlean dans le Maramures, elles partagent le plaisir d'une fleur, vestige d'un été coloré alors que le froid déjà fait ses premières attaques.

Complicité, simplicité, curiosité. Mes doudous sont crevées, comme moi, mais elles ont des souvenirs plein la tête !

Plus de photo sur mon Picasa :-)

vendredi 26 octobre 2012

Grisaille du Maramures

Les heures de route. La pluie fine. Le ciel gris. La boue qui recouvre petit à petit la voiture. Les nez qui coulent. Le froid humide. Rien ne nous arrête. Et les filles transportent leur joie de vivre d'artisan en artisan, déjeunant à l'improviste sur le coin d'une table dans les villages reculés du Maramures. Un clop sur la tête, un traiste en bandoulière, des couverts en bois sculptés, un verre de lait et quelques fleurs font leur bonheur. Elles comptent les vaches et les moutons, courent après les poules, appellent les chats, évitent les chiens, se réjouissent chaque fois de croiser un cheval orné de pompons rouges.

Mais quand même je dois reconnaître que deux iPad, ça aide bien aussi à faire passer les heures d'interviews et les trajets en voiture.

Après la Bucovine, le Maramures nous ouvre ses collines, ses maisons de bois et ses couleurs d'automne. Le soleil nous a juste fait un clin d'oeil cet après-midi. Est-ce la formule magique d'Eglantine ou ma chemise mise à l'envers ce matin ? Il paraît que mettre un vêtement à l'envers est le signe d'un prochain changement de temps. 

Mais le soleil est reparti après quelques minutes. Nous laissant la grisaille bruineuse qui s'accroche aux branches denudées et colle au sol les feuilles mortes dont le jaune ne brille plus. Heureusement à Sapanta le bleu du cimetière et les fleurs colorés des broderies et tapis me mettent des couleurs à l'humeur qui vire maussade au fur et à mesure de la fatigue accumulée.

Et chaque soir notre logeuse nous réchauffe de son sourire bienveillant alors que sur la table un repas généreux nous réchauffe avec douceur. Églantine écrit son cahier de vacances. Chaque jour quelques lignes et un petit dessin. Elle est très appliquée. Hortense, saoule de fatigue, danse au milieu de salle, fait des pirouettes et nous jette des regards coquins alors que j'essaye de la mettre à table.

Pour avoir un petit aperçu des artisans que nous avons rencontrés, allez faire un tour sur notre page Facebook : http://fr-fr.facebook.com/desvisagesetdesmains !

Envoyé de mon iPad

mercredi 24 octobre 2012

La Bucovine en souriant

La nuit a été meilleure. Hortense n'a pas beaucoup toussé. Ce matin mes nez et les bronches de mes chéries se débouchent bruyamment alors que la lumière pâle du matin pointe à travers les rideaux.

Les journées des filles sont bien remplies. Elles nous suivent chez les artisans, découvrant moutons, vaches et chevaux paissant dans les collines. Églantine sait désormais qu'il ne faut pas essayer d'attraper un lapin qui n'a pas envie de câlins au risque de se faire ordre. Mais les canetons se laissent prendre gentiment en photo quand on ne crie pas.

Hortense pique de temps en temps du nez dans la voiture et finit les journées dans les bras ou sur mon dos, mais elle suit bien le rythme. Bon, c'est vrai, dès que nous prenons la voiture elle me demande si nous allons à la maison d'Hortense. Elle sera contente de rentrer. Mais quels éclats de rire en explorant la campagne avec sa sœur.

De l'atelier de ferronnier qui impressionne, aux espaces infinis qui entourent la maison du joueur de bucium, les filles s'amusent en découvrant la Bucovine avec nous.

Aujourd'hui nous prenons la direction du Maramures. De nouvelles aventures pour mes petites chéries à couettes.

En attendant de charger la voiture, le petit-déjeuner à été magique ce matin, avec un Roumain prestidigitateur et un Japonais qui fait des origamis. Les filles sont enchantées. Et Églantine essaye désespérément de faire disparaître une serviette dans sa main...

Envoyé de mon iPad

jeudi 11 octobre 2012

Dans l'arrière pays de Buzau

J'ai eu l'occasion en Bucovine de tester la fonction 4x4 de mon Duster. Il en est ressorti avec un peu de boue. Sitôt rentrée vendredi soir, l'idée de me joindre à Aurore et Régis pour les suivre sur les pistes de montagne me taraudait. Samedi matin le soleil franc et joyeux m'a définitivement convaincue de charger la voiture avec le lit parapluie et un gros sac pour Eglantine, Hortense et moi. Olivier était parti pour un week-end de golf en Bulgarie. Rendez-vous devant chez Aurore pour suivre leur Defender. Direction Buzau. Petites courses au supermarché car la pension où nous allions le soir n'avait pas de quoi nous nourrir, mais nous pouvions utiliser la cuisine et le barbecue.

Après un déjeuner tardif dans une pension sur la route, nous avons profité de la magnifique lumière de fin d'après-midi pour voir les volcans de boue de Berca (Vulcanii Noroioşi). Après un été extrêmement sec, les cratères étaient très réduits et la terre toute craquelée ne glissait pas. Les filles, manches courtes et bottes de caoutchouc, ont pu courir dans ce paysage lunaire, sauter au-dessus des crevasses et observer les bulles de boue grise.


 


Vision lunaire des volcans de boue.


Puis nous avons pris un chemin de montagne, contournant un autre volcan de boue, arrivant à un col où travaillait une pompe à pétrole (on trouve en Roumanie les plus anciens gisements de pétrole d'Europe). Les montagnes vertes aux dorures d'automne s'étendaient en courbes douces à perte de vue. Nous avons rejoint au terme d'une belle descente toute en virages caillouteux la route 203K jusqu'à Mânzălești. Retour sur les chemins de terre pour rejoindre le lac Meledic et sa pension. Nichée au milieu des arbres, nous devions être ses seuls clients.

La tache miroitante au centre est un volcan de boue.
 Ça aurait été sans compter sur un groupe d'une dizaine de personnes venues fêter l'anniversaire de l'un d'entre eux. Les grosses voitures sont arrivées à la nuit tombée. Chargées de victuailles, elles présentaient aussi l'avantage d'être équipées d'autoradios assez puissants pour fournir un fond sonore conséquent. Les filles ont à peu près bien dormi, mais j'avoue que j'ai attendu une bonne partie de la nuit que la musique s'arrête. Si le sommeil a pu me gagner quelques heures, les premiers mots d'Eglantine en ouvrant un œil à 6h50 sont révélateurs de la qualité de mon sommeil: "Mais ils ont mis la musique toute la nuit ?!". Oui ma chérie.
L'autoradio avait même été remplacé par un ordinateur relié à de puissantes enceintes. Toute la montagne a pu en profiter.

Cette même musique a accompagné notre ballade matinale autour du lac. Ecrin de verdure orné de statues de bois, comme des totems mystérieux. Miroir aquatique reflétant les grands arbres qui le cernent. Les filles ont rêvé d'attraper poissons et grenouilles avec les roseaux alors que nous profitions des premières chaleurs du soleil. Une fois de l'autre côté de la colline, nous n'avions (enfin!) plus la musique. Les filles couraient sur les pentes d'herbe jaunie où paissaient quelques vaches et moutons. Elles étaient des exploratrices, des conquérantes de terres nouvelles, des chercheuses, des aventurières aguerries. Elles étaient heureuses. Quel plaisir de les regarder courir en toute liberté !











Nous avons repris la route en direction des rochers champignons Babele de Ulmet. Je suis incapable de les situer sur une carte. Même Regis a eu un peu de mal à les trouver. Nous avons traversé des paysages magnifiques, déjeunant dans l'herbe à la lisère d'un champ de pommiers. Ma voiture était pleine de poussière. Un vrai bonheur. Les filles échangeaient leurs places entre les deux voitures. Dans les rochers, elles ont inventé mille histoires entre les grottes et le sable.




Ce fût un week-end d'aventures merveilleuses. Deux jours hors du temps (et du sommeil), comme un cadeau de l'été au début de l'automne. Merci Aurore et Régis !

Ici, voici une tentative pour vous retracer notre itinéraire. Mais je n'ai pas su retrouver tous les chemins de terre...


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