Casquette, pantalon de toile et chemisette à carreaux, Adrian Oianu est un créateur roumain qui se veut dans la veine du travail de Philippe Guilet pour 100% RO. Se projeter dans l'avenir à partir des traditions vernaculaires et ancestrales de la broderie roumaine. Dans la forme il s'éloigne de la blouse roumaine immortalisée par Matisse et se base sur des vêtements amples en jersey très doux. Le tee-shirt est son refrain, mettant en valeur la chanson traditionnelle roumaine sur un rythme contemporain, utilisant les vieilles broderies de chemises élimées pour leur donner une seconde vie dans un monde moderne en quête d'identité.
Une très belle découverte faite avec les visites de l'afb !
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vendredi 7 juin 2013
mercredi 17 avril 2013
Les œufs de l'afb
Un peu juste, après l'anniversaire de Matei, d'arriver à l'heure à la chasse aux œufs organisée par l'afb dans le jardin japonais du parc Herastrau. Hortense était déjà arrivée avec Elena. Elles avaient pris le bus pour le plus grand bonheur d'Hortense. Quand Eglantine est arrivée, en retard, elle a été très triste de ne plus trouver un seul œuf. Heureusement que Pascale connaissait une cachette tellement secrète que personne ne l'avait trouvée. Elle l'a montrée à Eglantine qui a pu ainsi, elle-aussi, trouver des œufs.
Merci aux membres de l'afb qui ont fait des photos. Il est vrai que comme je faisais le taxi pour d'autres enfants, je n'ai pas participé à cette joyeuse chasse et n'ai donc pas pris de photos.
Merci aux membres de l'afb qui ont fait des photos. Il est vrai que comme je faisais le taxi pour d'autres enfants, je n'ai pas participé à cette joyeuse chasse et n'ai donc pas pris de photos.
RRI
Juste avant de partir pour Vienne, j'étais allée rencontrer l'équipe de RRI, Radio Roumanie International, sur la proposition de Béatrice, la rédac chef du journal de l'afb. Une vrai découverte, et à défaut d'écouter la radio, on peut chiner sur leur site un vrai trésor d'informations : www.rri.ro.
Voici l'article publié dans le journal afb distribué ce mois-ci :
Radio Roumanie Internationale (RRI) a pour mission première d’informer la communauté roumaine de l’étranger des actualités de son pays d’origine. Avec ses onze services, elle est la plus importante radio internationale d’Europe centrale. Les deux principaux services sont le roumain et l’anglais. Grâce à ses dix journalistes et sa correspondante à Targu Mures, le service français émet sept jours sur sept, quatre heures par jour. Il se destine à l’Europe occidentale, l’Afrique du nord et centrale, et le Canada.
Capter RRI nécessite parfois des connaissances en radio amateur tant les ondes courtes sur lesquelles elle émet sont fragiles. Il faut aussi bien se caler sur les tranches de diffusion. Les ondes sont partagées entre les différentes radios internationales qui diffusent à tour de rôle des émissions de trente minutes ou une heure.
Tassée dans deux pièces de l’équivalent roumain de la Maison de la Radio à Paris, l’équipe d’Ileana Taroi travaille avec seulement sept ordinateurs et partage les studios d’enregistrement avec les autres services. Un département de traduction permet de reprendre une partie des sujets d’actualités produits par RRI pour l’ensemble de ses rédactions. Le reste des émissions est réalisé par cette équipe entièrement roumaine mais parfaitement francophone. Sept femmes, trois hommes, sortis principalement de l’Université de Langues Etrangères mais aussi d’une section francophone de Sciences Po.
Du lundi au lundi, ils relayent l’actualité de la Roumanie tout en
s’attachant à apporter une valeur ajoutée personnelle qui la rendra plus
proche à ceux qui sont loin. Ileana Taroi tient par exemple une
rubrique de portraits contemporains alors qu’Andrei Popov anime un
magazine d’actualité décalée. Loin des Unes sensationnelles, il déniche
l’info rare, celle qui reste presque invisible alors que son intérêt est
avéré. Il a notamment traité du salon du livre de Paris, passé
quasiment inaperçu dans la presse roumaine alors que le pays en était
l’invité d’honneur. Et qui a entendu parler du projet « Green Industry
Innovation », un programme financé par la Norvège pour aider les
entreprises éco-responsables ?
Si RRI n’émet pas sur les ondes roumaines, il vous reste la possibilité de réécouter ses émissions et de découvrir, en plus de l’actualité, une foule de renseignements sur leur site internet (www.rri.ro). Finalement la radio des Roumains francophones de l’étranger est aussi une très bonne source d’information pour les francophones étrangers de Roumanie, désireux de mieux appréhender leur pays d’accueil. Nous attendons les podcasts avec intérêt !
Voici l'article publié dans le journal afb distribué ce mois-ci :
Radio Roumanie Internationale (RRI) a pour mission première d’informer la communauté roumaine de l’étranger des actualités de son pays d’origine. Avec ses onze services, elle est la plus importante radio internationale d’Europe centrale. Les deux principaux services sont le roumain et l’anglais. Grâce à ses dix journalistes et sa correspondante à Targu Mures, le service français émet sept jours sur sept, quatre heures par jour. Il se destine à l’Europe occidentale, l’Afrique du nord et centrale, et le Canada.
Capter RRI nécessite parfois des connaissances en radio amateur tant les ondes courtes sur lesquelles elle émet sont fragiles. Il faut aussi bien se caler sur les tranches de diffusion. Les ondes sont partagées entre les différentes radios internationales qui diffusent à tour de rôle des émissions de trente minutes ou une heure.
![]() |
Ileana Taroi |
Tassée dans deux pièces de l’équivalent roumain de la Maison de la Radio à Paris, l’équipe d’Ileana Taroi travaille avec seulement sept ordinateurs et partage les studios d’enregistrement avec les autres services. Un département de traduction permet de reprendre une partie des sujets d’actualités produits par RRI pour l’ensemble de ses rédactions. Le reste des émissions est réalisé par cette équipe entièrement roumaine mais parfaitement francophone. Sept femmes, trois hommes, sortis principalement de l’Université de Langues Etrangères mais aussi d’une section francophone de Sciences Po.
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Andrei Popov |
Si RRI n’émet pas sur les ondes roumaines, il vous reste la possibilité de réécouter ses émissions et de découvrir, en plus de l’actualité, une foule de renseignements sur leur site internet (www.rri.ro). Finalement la radio des Roumains francophones de l’étranger est aussi une très bonne source d’information pour les francophones étrangers de Roumanie, désireux de mieux appréhender leur pays d’accueil. Nous attendons les podcasts avec intérêt !
vendredi 15 mars 2013
Musée Vasile Grigore
![]() |
Viorel Mihail Rau, sous le regard de Vasile Grigore (autoportrait) |
Le Musée Vasile Grigore est un des petits bijoux de Bucarest. Il expose la collection d'art que le peintre Vasile Grigore a amassé au fil des années. Des peintres roumains à l'art populaire de la Roumanie rurale, des icônes sur verre et sur bois à la porcelaine chinoise, des tapis d'orient aux mobiliers français, de l'argenterie à la poterie, visiter ce musée c'est entrer dans l'univers de Vasile Grigore. Car jusqu'en 2004, tous ces objets étaient l'univers de son atelier. Il a tout donné à l'Etat Roumain qui gère dorénavant ce musée.
Viorel Mihail Rau qui a guidé la visite organisée par l'afb ce matin a monté ce musée avec son âme. Il en est toujours aujourd'hui le directeur. C'est un peu son bébé qu'il nous présentait ce matin, sous le regard bienveillant du peintre et collectionneur, le maître, dont un fauteuil au premier étage semble attendre le retour (il est mort en 2012).
Plus de photos sur mon Picasa.
Musée Grigore Vasile
Strada Maria Rosetti nr 29 - Sector 2 - Bucarest
Ouvert du mercredi au dimanche de 9h à 17h.
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jeudi 6 décembre 2012
Le mythe national roumain
Notre guide nous a d’abord montré la galerie du MuséeNational d’Art Roumain (MNAR) où sont exposés les portraits de riches familles
roumaines au début du XIXe siècle. A cette époque la Roumanie est encore
divisée en trois principautés (Transylvanie, Moldavie et Valachie) sous la
tutelle de trois empires (Austro-Hongrois, Russe et Ottoman). Les costumes des
hommes sont encore très orientaux alors que l’Occident influence déjà beaucoup la
mode féminine. Les peintres ne sont pas de grands maîtres mais bien souvent des
itinérants qui travaillent à la commande pour les grandes familles des villes
où ils passent. L’art de la fresque et de l’icône sur bois se fait encore
sentir dans ces portraits parfois encore proches de l’art naïf.
Lorsque les jeunes Roumains des années 1830 rentrent de
leurs études en France, ils ont les idées politiques modernes en tête. De même
pour l’art. En même temps que naît l’état roumain, l’art se modernise autour
du mythe national roumain. De la révolution de 1849, en passant par l’unification
de la Moldavie et de la Valachie en 1859, l’arrivée de Carol Ier en 1866, la
guerre d’indépendance de 1877 et jusqu’à l’Entre-deux-guerres, l’art s’empare
de l’histoire et l’histoire se vit dans l’art.
Constantin Daniel Rosenthal, La Roumanie brise ses chaînes sur le champ de la Liberté, 1848 |
Les grands peintres nationaux sont envoyés en reportage sur
les champs de bataille où se défend la création de la Grande Roumanie. Les
allégories de la Roumanie se multiplient. L’identité nationale se forge autour
du costume traditionnel des paysans roumains. Theodor Aman (1831-1881) crée les Beaux-Arts de Bucarest
et Nicolae Grigorescu (1838-1907) fonde la peinture moderne Roumaine après être allé aux
Beaux-Arts de Paris et avoir fréquenté l’école de Barbizon.
Impressionnisme, pointillisme, fauvisme, tous les courants
de peinture qui bouillonnent au début du XXe siècle se transposent dans la vie
quotidienne roumaine. Et les paysans de Camil Ressu (1880-1962) me font penser aux tahitiennes
de Gauguin.
Merci à l'équipe des Visites de l'afb de nous offrir ces belles découvertes.
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mercredi 5 décembre 2012
Linogravure de Noël
A l'occasion des fêtes et des incontournables cartes de voeux (que je contourne chaque année quand même!), l'afb a organisé ce mois-ci un atelier linogravure avec Anca, la directrice du département de gravure des Beaus-Arts de Bucarest. A côté de Soizic qui pratique cette activité depuis longtemps, ma petite performance n'est pas très impressionnante. Mais c'est un vrai plaisir de graver le lino puis de découvrir l'impression sur un joli papier de soie une fois passée l'encre.
mercredi 31 octobre 2012
Halloween à Bucarest - Première
Eglantine a fait une pression énorme tout au long de la semaine dernière pour que j'organise une fête d'Halloween aujourd'hui. Elle garde en tête les merveilleux souvenirs partagés avec nos amis de Turquie. L'année dernière encore nous étions là-bas, participant activement à l'organisation d 'une chasse au trésor dans la citée de Meseliköy.
Cette année nous sommes à Bucarest le jour de cette fête et Eglantine ne voyait pas pourquoi je n'organiserais pas encore quelque chose. Pour elle, l'énorme préparation collective que cela impliquait avec nos amis de Bursa était absolument invisible. Tout paraît simple. J'ai essayé de lui expliquer. Et puis j'ai craqué. Dimanche, complètement rétamée après notre retour du Maramures, j'ai commencé à appeler les copines pour voir qui était là.
Un petit coup de bonplanbuc, la mailing list de l'afb, et nous avions trente enfants au départ d'une super chasse aux bonbons aujourd'hui à 15h au parc Mon Jardin. Ma citrouille Hortense et ma momie Eglantine ont arpenté les rues du quartier avec leurs copines, croisant régulièrement un autre groupe de petits monstres. Même le soleil a été sympa. Il est revenu juste aujourd'hui accompagner les sourires des sorcières et des diables.
Puis une quinzaine d'enfants se sont retrouvés à la maison pour un horrible goûter tout fait maison : doigts d'ogres et de sorcières à croquer (biscuits en forme de doigts, les ongles faits avec une amande entière), des yeux de crapaud frais (des glaçons d'Ice-Tea au thé vert avec une graine de grenade au centre, glacés dans des boîtes d’œufs de caille pour avoir de petites formes rondes) , du jus d’escargot aux yeux de dragons (jus de kiwi ou Ice-Tea avec des raisins noirs et verts garnis d'une graine de grenade) ou encore une soupe à la main ensanglantée (Ice-Tea avec une main en jus de raisin, préalablement congelée dans un gant en latex sans talc. Les enfants ont adoré la dissection de la main, quand j'ai coupé le gant couleur chair et que le glaçon rouge en forme de main est apparu en dessous). Nous avions aussi un cimetière à dévorer (les tombes étaient faites en gâteau au chocolat basique, coupé en rectangles. La pierre tombale était une langue de chat orné d'une croix faite avec un tube de nappage à gâteau). Les différents bonbons étaient dans des pots, genre laboratoire, avec des étiquettes d'Halloween indiquant des Crottes de Fantôme (les chamallows), des dents de Dracula (les bonbons en forme de dents de vampire), des Vers de Terre frais de la nuit précédente, des Araignées Vénéneuses, des Larves de Hannetons (des petites dragées en gelée de toutes les couleurs) et des Bonbons Empoisonnés.
Une fois tout le monde parti, les décos rangées (j'avais ressorti le tulle noir et orange d'il y a deux ans, les chauve-souris et sorcières en papier-mâché, et Eglantine avait découpé de petits fantômes en papier pour recouvrir des bougies dans des pots de yaourts en verre), je me sens complètement vide de toute énergie.
Mais les filles ont passé une après-midi exceptionnelle qui s'ajoutera aux souvenirs mémorables de leur enfance. Alors je suis heureuse.
Cette année nous sommes à Bucarest le jour de cette fête et Eglantine ne voyait pas pourquoi je n'organiserais pas encore quelque chose. Pour elle, l'énorme préparation collective que cela impliquait avec nos amis de Bursa était absolument invisible. Tout paraît simple. J'ai essayé de lui expliquer. Et puis j'ai craqué. Dimanche, complètement rétamée après notre retour du Maramures, j'ai commencé à appeler les copines pour voir qui était là.
Un petit coup de bonplanbuc, la mailing list de l'afb, et nous avions trente enfants au départ d'une super chasse aux bonbons aujourd'hui à 15h au parc Mon Jardin. Ma citrouille Hortense et ma momie Eglantine ont arpenté les rues du quartier avec leurs copines, croisant régulièrement un autre groupe de petits monstres. Même le soleil a été sympa. Il est revenu juste aujourd'hui accompagner les sourires des sorcières et des diables.
Puis une quinzaine d'enfants se sont retrouvés à la maison pour un horrible goûter tout fait maison : doigts d'ogres et de sorcières à croquer (biscuits en forme de doigts, les ongles faits avec une amande entière), des yeux de crapaud frais (des glaçons d'Ice-Tea au thé vert avec une graine de grenade au centre, glacés dans des boîtes d’œufs de caille pour avoir de petites formes rondes) , du jus d’escargot aux yeux de dragons (jus de kiwi ou Ice-Tea avec des raisins noirs et verts garnis d'une graine de grenade) ou encore une soupe à la main ensanglantée (Ice-Tea avec une main en jus de raisin, préalablement congelée dans un gant en latex sans talc. Les enfants ont adoré la dissection de la main, quand j'ai coupé le gant couleur chair et que le glaçon rouge en forme de main est apparu en dessous). Nous avions aussi un cimetière à dévorer (les tombes étaient faites en gâteau au chocolat basique, coupé en rectangles. La pierre tombale était une langue de chat orné d'une croix faite avec un tube de nappage à gâteau). Les différents bonbons étaient dans des pots, genre laboratoire, avec des étiquettes d'Halloween indiquant des Crottes de Fantôme (les chamallows), des dents de Dracula (les bonbons en forme de dents de vampire), des Vers de Terre frais de la nuit précédente, des Araignées Vénéneuses, des Larves de Hannetons (des petites dragées en gelée de toutes les couleurs) et des Bonbons Empoisonnés.
Une fois tout le monde parti, les décos rangées (j'avais ressorti le tulle noir et orange d'il y a deux ans, les chauve-souris et sorcières en papier-mâché, et Eglantine avait découpé de petits fantômes en papier pour recouvrir des bougies dans des pots de yaourts en verre), je me sens complètement vide de toute énergie.
Mais les filles ont passé une après-midi exceptionnelle qui s'ajoutera aux souvenirs mémorables de leur enfance. Alors je suis heureuse.
jeudi 11 octobre 2012
La résidence de France
Le café afb de ce matin avait lieu dans le cadre magnifique de la résidence de France. Ce fût l'occasion pour moi d'écrire un article sur cette demeure pour le journal de l'afb. Je vous le livre maintenant que le journal a été distribué.
Merci à M. l'Ambassadeur, à ma chère Daniela et à l'afb pour ce délicieux moment ce matin !
Merci à M. l'Ambassadeur, à ma chère Daniela et à l'afb pour ce délicieux moment ce matin !
Si la Résidence de France est avant tout l’habitation de
l’Ambassadeur de France à Bucarest, son rôle ne peut se limiter à cet intitulé
liminaire. Inaugurée en 1889 en la présence du prince héritier Ferdinand et de
la princesse Marie, l’actuelle Résidence de France accueillait à l’origine les
appartements de l’Ambassadeur et la chancellerie. En 1938 cette dernière a
déménagé dans l’hôtel particulier contigu qui accueille toujours aujourd’hui
nos démarches administratives. Depuis, au-delà du simple lieu d’habitation, la
Résidence de France est un des nombreux outils de l’Ambassadeur dans son rôle
de représentation de l’Etat français et de la culture française.
Plus qu’un lieu magnifique, la Résidence de France est une
histoire humaine qui s’écrit chaque jour. Car chaque ambassadeur apporte sa touche
personnelle à un lieu qui a vu passer nombre de visiteurs illustres depuis sa
construction. Vous découvrirez d’ailleurs lors de notre café de ce mois, une
résidence qui a fait peau neuve sous la direction de notre nouvel Ambassadeur,
M. Philippe Gustin. Les salons orange et vert à l’esprit résolument
contemporain ont laissé place à une décoration fraîche et raffinée, à la fois
studieuse et relaxante. La lumière qui entre par les grandes baies vitrées
résonne avec douceur sur le rose pâle des murs, mettant en valeur de nouveaux
tableaux.
A l’instar de la statue équestre de Louis XIV qui
enorgueillit le hall depuis des générations, la majeure partie de l’équipe qui
travaille au service de la Résidence est en place depuis presque vingt ans. C’est
avec dévouement et esprit de corps que les deux maîtres d’hôtel, les deux
femmes de chambre, le cuisinier (récemment arrivé de l’hôtel Epoque) et son
aide, le jardinier et le chauffeur répondent aux exigences du protocole et du
quotidien de l’Ambassadeur, sous la direction charmante et néanmoins exigeante
de l’intendante, Daniela Constantin.
Daniela, l'intendante de la Résidence. |
Qu’il s’agisse de la visite hautement médiatique du ministre
de l’intérieur, M. Manuel Valls, ou des enfants de Monsieur l’Ambassadeur,
Daniela et son équipe se mettent en quatre pour accueillir et satisfaire les
invités de la Résidence dans un souci d’excellence. Et si les assiettes en porcelaine
de Sèvres réalisées spécialement pour Bucarest en 1910 sont une des fiertés du
service de la Résidence, l’accueil et l’écoute qu’on y reçoit sont un trésor
inestimable. D’ailleurs de bien beaux projets vont vous être proposés
prochainement dans ce lieu d’exception !
Anna de Noailles
Voici un article écrit pour le journal de l'afb de ce mois. Comme il a été distribué ce matin, je peux enfin publier l'article aussi sur le blog.
Vous serez peut-être le prochain à lire ses œuvres, accessibles gratuitement sur la bibliothèque numérique de la BNF, Gallica (http://gallica.bnf.fr), assis dans un parc verdoyant de Bucarest. Vous regardez alors différemment la nature qui vous entoure, trouvant de la beauté à la plus petite feuille d'automne, au moindre rayon de soleil tombant sur un banc ou au bruit d’un klaxon résonnant au loin. Alors Anna de Noailles, aussi bavarde et prétentieuse qu’aient pu la trouver ses détracteurs, aura au moins réussi à vous transmettre un peu de sa poésie, à l’image de sa vie, entre culture française et roumaine.
Le site du lycée français de Bucarest : www.lyfrabuc.ro .
Peut-être avez-vous déjà croisé un jour, au détour d’un parc
de Bucarest, un homme ou une femme enlaçant un arbre, éventuellement les mains
simplement posées sur son tronc ? Cette sorte de communication panthéiste
avec la nature se retrouve dans toute l’œuvre d’Anna de Noailles. Poétesse reconnue
et admirée à l’aube de la modernité du XXe siècle, elle était la fille du prince
roumain Grégoire Bassaraba de Brancovan. Née à Paris en 1876, elle brilla dans
les cercles intellectuels de la ville des Lumières jusqu’à sa mort en 1933. Si
son œuvre tomba ensuite partiellement dans l’oubli, elle n’en demeure pas moins
d’une grande qualité. L’air, la lumière, les plantes et les sentiments sont les
protagonistes principaux de ses poèmes, l’amour inonde ses écrits. Entre une
écriture au classicisme romantique du XIXe siècle et une liberté très
personnelle dans sa façon de traiter des sentiments des femmes qui augure les
changements du XXe, les œuvres de la Comtesse Mathieu de Noailles n’ont pas
perdu leur intérêt.
Le lycée français de Bucarest a d’ailleurs choisi d’honorer
sa mémoire en prenant son nom. Une façon peut-être de pousser les élèves à
découvrir sous son patronage le monde littéraire et artistique passionnant du
Paris 19OO, époque où Bucarest elle-même se transforme en un Petit Paris. Les
lycéens français de Bucarest se rendent-ils compte qu’ils vivent leur scolarité
sous le nom bienveillant de celle qui recevait le tout Paris intellectuel dans son
salon de l’avenue Hoche, qui avait l’amitié de Proust, Colette, Cocteau et l’admiration
de Sacha Guitry ? Prennent-ils le temps de lire le poème en exergue dans le hall du site Christian
Tell ? A côté d’une photo en noir et blanc qui rend peu hommage à la
beauté de cette femme d’esprit, ces quelques vers font revivre à tous ceux qui
ont vécu dans la capitale roumaine la douce beauté du printemps dans un parc de
la ville.
IL FERA LONGTEMPS CLAIR CE SOIR
Il fera longtemps clair ce soir, les jours allongent,
La rumeur du jour vif se disperse et s'enfuit,
Et les arbres, surpris de ne pas voir la nuit,
Demeurent éveillés dans le soir blanc, et songent...
Les marronniers, dans l'air plein d'or et de splendeur,
Répandent leurs parfums et semblent les étendre;
On n'ose pas marcher ni remuer l'air tendre
De peur de déranger le sommeil des odeurs.
De lointains roulements arrivent de la ville...
La poussière, qu'un peu de brise soulevait,
Quittant l'arbre mouvant et las qu'elle revêt,
Redescend doucement sur les chemins tranquilles.
Nous avons tous les jours l'habitude de voir
Cette route si simple et si souvent suivie,
Et pourtant quelque chose est changé dans la vie,
Nous n'aurons plus jamais notre âme de ce soir.
Il fera longtemps clair ce soir, les jours allongent,
La rumeur du jour vif se disperse et s'enfuit,
Et les arbres, surpris de ne pas voir la nuit,
Demeurent éveillés dans le soir blanc, et songent...
Les marronniers, dans l'air plein d'or et de splendeur,
Répandent leurs parfums et semblent les étendre;
On n'ose pas marcher ni remuer l'air tendre
De peur de déranger le sommeil des odeurs.
De lointains roulements arrivent de la ville...
La poussière, qu'un peu de brise soulevait,
Quittant l'arbre mouvant et las qu'elle revêt,
Redescend doucement sur les chemins tranquilles.
Nous avons tous les jours l'habitude de voir
Cette route si simple et si souvent suivie,
Et pourtant quelque chose est changé dans la vie,
Nous n'aurons plus jamais notre âme de ce soir.
Vous serez peut-être le prochain à lire ses œuvres, accessibles gratuitement sur la bibliothèque numérique de la BNF, Gallica (http://gallica.bnf.fr), assis dans un parc verdoyant de Bucarest. Vous regardez alors différemment la nature qui vous entoure, trouvant de la beauté à la plus petite feuille d'automne, au moindre rayon de soleil tombant sur un banc ou au bruit d’un klaxon résonnant au loin. Alors Anna de Noailles, aussi bavarde et prétentieuse qu’aient pu la trouver ses détracteurs, aura au moins réussi à vous transmettre un peu de sa poésie, à l’image de sa vie, entre culture française et roumaine.
Le site du lycée français de Bucarest : www.lyfrabuc.ro .
mardi 25 septembre 2012
Le p'tit café de l'afb
Le p'tit café en roumain, on appelle ça Micul Cafe. Chaque mois l'afb essaye d'en organiser un dans chaque quartier de la large communauté de ses membres. Suite à un concours de circonstances et d'idées grandioses dont je vous passe ici le déroulement, celui du mois de septembre à Herastrau a eu lieu dans mon jardin ce matin. Avec la particularité de proposer une exposition des créations personnelles de quelques copines. Dont mes derniers colliers-foulards, finis hier après-midi, bien sûr.
Certes, le propriétaire a entrepris de refaire la pelouse mercredi dernier, la transformant provisoirement en un champ labouré. Non il n'a pas pu faire poser les rouleaux de pelouse vendredi comme prévu, à cause de la pluie incessante. Oui j'ai eu très peur hier midi en voyant que l'état du jardin ne s'améliorait pas. Mais hourra hier soir, quand une belle pelouse épaisse et bien verte est venue recouvrir la boue du jardin. Nous avions les pieds un peu humides ce matin car les plaques d'herbes ne doivent jamais sécher pendant un mois, le temps de prendre. Mais au moins nous n'avions pas besoin de chausser nos bottes en caoutchouc.
En plus le soleil était de la partie, ouvrant sans retenue le jardin à toutes les invitées... alors que l'Atelier de Loisirs Créatifs travaillait comme chaque mardi à l'intérieur de la maison. Tout le rez-de-chaussée était donc en activité, du jardin au salon en passant par la cuisine où deux cafetières délivraient le breuvage principal de tout Micul Cafe.
Tarte aux figues, assortiments de cakes, chocolats et loukoums, bonne humeur et jolies créations ont été le cocktail d'un café sympathique.
Un grand merci ici aux copines qui sont venues exposer, à celles qui m'ont donné un coup de main, et à Elena qui est venue alors qu'elle avait été malade toute la nuit.
En plus le soleil était de la partie, ouvrant sans retenue le jardin à toutes les invitées... alors que l'Atelier de Loisirs Créatifs travaillait comme chaque mardi à l'intérieur de la maison. Tout le rez-de-chaussée était donc en activité, du jardin au salon en passant par la cuisine où deux cafetières délivraient le breuvage principal de tout Micul Cafe.
Tarte aux figues, assortiments de cakes, chocolats et loukoums, bonne humeur et jolies créations ont été le cocktail d'un café sympathique.
Un grand merci ici aux copines qui sont venues exposer, à celles qui m'ont donné un coup de main, et à Elena qui est venue alors qu'elle avait été malade toute la nuit.
vendredi 14 septembre 2012
Daniela
J'ai rencontré Daniela lors du projet 100% RO l'année dernière. Elle est la ravissante intendante de la Résidence de France à Bucarest. Elle gère avec délicatesse les maîtres d'hôtel, femmes de chambre, cuisinier, aide-cuisinière, jardinier et chauffeur qui répondent aux besoins quotidiens et protocolaires de notre Ambassadeur, Philippe Gustin.
Elle m'a toujours accueillie avec ce sourire qui désarme les colères les plus noires, j'en suis certaine. Elle semble être l'âme de cette magnifique demeure, douce et raffinée. J'ai adoré passer quelques heures en sa compagnie à l'occasion de la rédaction d'un article sur la Résidence de France pour le journal de l'afb. Merci Daniela !
mercredi 5 septembre 2012
Cuvée afb
Pour ceux qui suivent l'afb, sachez que la cuvée éponyme s'arrondit le goût dans les fûts de chêne de la cuverie des Domaines Franco-Roumains (www.domeniilefrancoromane.com).
vendredi 6 juillet 2012
La mosaïque des petits
Les dames de Second Chance sont arrivées un peu avant 10h. Coachées par la belle Cosmina, elles ont déchargé de gros sacs et cartons de leurs voitures et pris possession du jardin pour deux heures. Boîtes, plateaux ou miroirs, les enfants ont chacun choisi un support. Il y avait ceux qui avaient une idée bien précise de ce qu'ils voulaient faire. Et puis ceux qui, comme Eglantine, ont suivi l'inspiration du moment. Ma petite créatrice a choisi un miroir qu'elle a souhaité décorer d'un serpent vert. Elle s'est bien appliquée... les trente premières minutes. Parce que coller des petits morceaux de céramique, au bout d'un moment, c'est répétitif. L'intérêt de la nouveauté doit faire face à la concentration. Et par cette chaleur, avec plein d'amis, on a plutôt envie d'aller se mettre les pieds dans l'eau de la piscine. D'ailleurs, alors que le soleil gagnait l'ensemble du jardin à midi, il n'y avait guère plus que les mamans et les dames de Second Chance à coller les dernières tesselles. De leur côté les enfants faisaient des batailles d'eau. Activité roborative quand la canicule vous écrase !
Eglantine a au moins fait son serpent à peu près toute seule. Résultat avec le joint le 15 juillet.
Et pour voir toutes les photos de nos petits créateurs, c'est ici !
Merci l'afb et Second Chance d'avoir proposé cet atelier.
Eglantine a au moins fait son serpent à peu près toute seule. Résultat avec le joint le 15 juillet.
Et pour voir toutes les photos de nos petits créateurs, c'est ici !
Merci l'afb et Second Chance d'avoir proposé cet atelier.
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mardi 8 mai 2012
Parti prix, art contemporain roumain
L'afb présente une exposition audacieuse d'art contemporain roumain : "Eclectic 1000 : un parti prix !"
Malheureusement je pars jeudi faire des photos dans le Delta du Danube mais si certains d'entre vous ont l'occasion d 'y faire un tour, je suis certaine que vous ne serez pas déçus.
Voici le texte de présentation de leur page Facebook :
Pour la 3ème année consécutive,
la diversité de la création contemporaine
présente en Roumanie,
offerte aux membres de l’AFB
Ion B - Dan BADEA - Anca BOERIU - Dragos BURLACU
- Stefan CALTIA - ZuZu CARATANASE - Francisc CHIUARIU -
Gheorghe CIOBANU - Nicolae COMANESCU - CUZINA
- Laurentiu DIMISCA - Reka CSAPO DUP - Dan GAVRIS -
GRIBIN - Mirela HAGIU - Lucian LICIU
- Hellene Diana NEAGU - Anne NEBERT - Monika PADURET -
Stefan PELMUS - Mariea PETCU – NOPER
- Florin STOICIU - Aurel TAR - Daniela VASILIU -
Le 12 et 13 Mai 2012, de 10 à 18 heures
exposition ouverte au public
FONDATION LÖWENDAL
Piaţa Gheorghe Cantacuzino nr. 1, sector 2, Bucureşti
http://www.lowendal.ro/
http:// eclectic1000.blogspot.com/
Malheureusement je pars jeudi faire des photos dans le Delta du Danube mais si certains d'entre vous ont l'occasion d 'y faire un tour, je suis certaine que vous ne serez pas déçus.
Voici le texte de présentation de leur page Facebook :
Pour la 3ème année consécutive,
la diversité de la création contemporaine
présente en Roumanie,
offerte aux membres de l’AFB
Ion B - Dan BADEA - Anca BOERIU - Dragos BURLACU
- Stefan CALTIA - ZuZu CARATANASE - Francisc CHIUARIU -
Gheorghe CIOBANU - Nicolae COMANESCU - CUZINA
- Laurentiu DIMISCA - Reka CSAPO DUP - Dan GAVRIS -
GRIBIN - Mirela HAGIU - Lucian LICIU
- Hellene Diana NEAGU - Anne NEBERT - Monika PADURET -
Stefan PELMUS - Mariea PETCU – NOPER
- Florin STOICIU - Aurel TAR - Daniela VASILIU -
Le 12 et 13 Mai 2012, de 10 à 18 heures
exposition ouverte au public
FONDATION LÖWENDAL
Piaţa Gheorghe Cantacuzino nr. 1, sector 2, Bucureşti
http://www.lowendal.ro/
http://
mercredi 18 avril 2012
Impressions personnelles
Faire un dessin assez simple pour commencer. Le reporter sur du lino d'art. Graver à la pointe des gouges sans se couper les doigts. Compter sur Anca pour préparer l'encre. Se pâmer devant les couleurs. Etaler à la spatule. Enduire le rouleau. Mais pas trop. Enduire le lino. Poser le papier dessus. Frotter toute la surface avec le dos d'une cuillère en bois (ça tombe bien il y en a de très belles en Roumanie). Retirer le papier. Laisser sécher. C'est beau. C'est unique.
Atelier proposé par l'afb.
Atelier proposé par l'afb.
mardi 27 mars 2012
@418
Le Dr. Joana Grevers est née en Roumanie, a grandi
en Allemagne, a fait de brillantes études, est polyglotte et nous a donné une
conférence passionnante sur l’art abstrait roumain. Replacé dans le contexte
international du XXe siècle, elle nous a fait découvrir le seul peintre roumain
qui s’était tourné vers l’abstraction alors même qu’aucune communication ne lui
permettait à l’époque de connaître ce nouveau courant. Romul Nutiu est vraiment
arrivé à l’art abstrait par un sentiment et une recherche personnels. Il est en
cela un cas unique à l’est du Rideau de Fer où prévalait alors le réalisme
soviétique.
Merci à Karianne et à l’afb pour cette découverte !
Karianne et Joana Grevers devant une œuvre de Romul Nutiu. |
Voici aussi une vidéo (en roumain) sur l'exposition que nous avons admirée à la galerie 418 (www.418gallery.com) que gèrent Joana Grevers et Guy Williamson :
samedi 17 mars 2012
Talent de papier
J'ai bossé dur cette semaine pour terminer la papoucha d'Hortense (papusa, c'est la poupée en roumain) et le lapin de pâque d'Eglantine. Avec la pinata du carnaval 2011, quelques coupelles et bâtons de pluie, ils étaient ma participation à l'exposition "Nos membres ont du talent" 2012 de l'afb.
Pour moi qui me fait surtout plaisir en bricolant mes bidouilles, ça a été un vrai plaisir de découvrir que tant de gens les ont appréciées. Mais ce soir je suis bien contente que tout ça soit passé et que les filles soient couchées. Maintenant à mon tour d'apprécier une bonne bière en bouquinant sur le canapé.
Titi sur seine
Elle connaissait bien sa chorégraphie et était impatiente de se produire sur scène. Avec ses trois copines Eglantine s'est éclaté sur la Seine d'un Monstre à Paris à l'occasion de la journée "Nos membres ont du talent" de l'afb. Je vous laisse regarder.
vendredi 3 février 2012
L'Opéra de Georgette
Il faut dire qu’à côté des ateliers des ouvriers de l’Opéra,
danseurs et chanteurs semblent bien lotis. Non averties du froid régnant dans
la plupart des salles des travailleurs invisibles de l’Opéra, nous avons laissé
nos manteaux au vestiaire. Nous nous rigidifions au fur et à mesure que nous
visitons les ateliers de création des décors en papier mâché et en bois, des
costumes, chapeaux et pointes. Nous passons de pièce en pièce jusqu’au dépôt de
ces décors démesurés qui attendent d’être réutilisés.
mardi 6 décembre 2011
Le p'tit apéro du mardi
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