Affichage des articles dont le libellé est cuisine. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est cuisine. Afficher tous les articles

jeudi 27 février 2014

Gogosi

Prononcez "gogoch". Les gogosi sont les beignets roumains. Plus ou moins grands, ils se mangent avec juste un peu de sucre glace, de la confiture ou tout ce qui peut vous passer par la tête de sucré.

Les filles adorent aider Elena à les préparer. J'ai noté la recette le mois dernier. Comme Elena et Hortense sont en train d'en faire, je me décide enfin à la mettre sur le blog.

1 kg de farine
1 pincée de sel
3 œufs
1 cube de levure de boulanger
3 sachets de sucre vanillé
300 ml de lait

Faire légèrement chauffer le lait. Mélanger un peu de lait tiède et une cuillère de sucre et y dissoudre la levure. Ça doit faire de la mousse.
Pendant ce temps, mélanger le sel, les œufs, la farine et le sucre vanillé. Ajouter le préparation avec la levure puis le reste du lait petit à petit. Faire une pâte homogène qui ne doit pas coller aux doigts. Laisser reposer environ une heure. La pâte doit doubler de volume.

Pétrir encore un peu la pâte. L’étaler au rouleau. Découper les gogosi à la taille choisie avec un verre ou un emporte-pièce.







Les faire cuire dans de l’huile. Les égoutter sur un papier absorbant, puis les saupoudrer de sucre glace.


Et voici une vidéo d'Hortense qui met les gogosi en forme avant la cuisson. Elle est très appliquée et connaît déjà bien toutes les étapes.



lundi 25 février 2013

Bracelets à croquer

Et bien oui ce sont encore les vacances scolaires.
Et bien oui la pluie continue à nous rendre la vie grise.
Alors oui nous restons bien au chaud à la maison à faire des gâteaux.

Aujourd'hui, c'était les bracelets à croquer. La recette du livre nécessite quelques modifications (d'où des couleurs assez ternes) mais les filles se sont régalées. Moi j'en avais un peu marre de faire des p'tits trous dans les perles avant de les mettre au four.



vendredi 6 janvier 2012

Des galettes royales

Dorées, croustillantes, savoureuses, même moi qui ne suis pas une grande amatrice de galettes à la frangipane me suis régalée avec les galettes des rois d'Ici et là. Situé aux abords de la Piata Romana ce restaurant français propose en effet des galettes comme chez nous avec fève et couronnes, sur commande.
Un bon plan quand on sait que les Roumains ne fêtent pas l'épiphanie et qu'on n'a pas envie de faire sa galette maison.

Cozonac


200-250g de matière grasse (beurre et huile)
1kg de farine
400g de sucre
5 œufs entiers
½ litre de lait
Des zestes de citron
60g de levure de boulanger

Ajouter la farine à la levure de boulanger dissoute dans le lait chaud (ça doit faire une pâte épaisse comme de la crème). Laisser reposer quelques minutes pour que ça gonfle. Puis commencer à pétrir avec le lait, les œufs battus, un peu de sel et la matière grasse. Continuer à pétrir jusqu’à avoir mis toute la matière grasse. Pétrir encore 30 minutes, puis laisser gonfler (une ou deux heures). Mettre des fruits secs et noix, ajouter la crème (300g de noix, 5 cuillères de sucre, 2 cuillères de cacao, 150ml de lait froid). Mettre l’ensemble dans un moule puis cuire au four 1h30 ou 2h. Servir froid.

Voici la recette du cozonac telle qu’elle nous a été donnée (en version originale) par notre prof de roumain lors du dernier cours de l’année. Le cozonac est une brioche sucrée roumaine qui se mange traditionnellement à Noël. Effectivement on en trouve dans tous les supermarchés à cette période de l’année.  On retrouve un peu le goût du Panettone italien sous une forme bien différente.

En ce jour d’épiphanie qui marquait le retour de nos cours de roumain, Harmonie s’était attelée à réaliser un cozonac maison à partir de la recette vue en cours. Elle a divisé les quantités (1kg de farine, ça fait pas mal de brioche !) et est arrivée avec son cozonac dans les bras, le protégeant de la pluie comme on protège un bébé, me pressant d’allumer le four pour le mettre à cuire. Quand il n’est pas encore cuit, le cozonac craint le froid. La réaction d’Elena et Antonia ont été identiques : « Tu as amené le cozanac pas cuit ? Mais il ne faut jamais mettre un cozonac au froid ! ».

Si bien que pendant le cours Harmonie veillait sur son cozonac comme sur un enfant malade. Mais en fine pâtissière qu’elle est, elle savait déjà qu’il serait bon.



Finalement, deux galettes et un cozonac n’ont pas été de trop pour le goûter d’épiphanie que nous avons partagé avec quelques amis. De la joie, des enfants, des cris, des rires et de la bonne humeur, ce fût une après-midi en sucre et en douceur alors que déjà la nuit recouvrait Bucarest.

vendredi 18 novembre 2011

Coliva

Au début de la visite du cimetière Bellu, Mariana nous a distribué des petits paquets de coliva. Ce plat sucré est préparé uniquement pour commémorer les morts. D’après notre guide il remonterait à la tradition dace du sacrifice pour Zalmoxis. Le meilleur guerrier qui devait mourir pour porter un message à ce dieu recevait avant son saut sur les lances acérées du vin et de la nourriture saine : blé, noix, miel qui devaient purifier son corps.
Lors des enterrements, la coliva préparée par les proches du défunt est distribuée à la famille et aux amis, mais également aux pauvres, pour honorer la mémoire du mort.
Etrangement cette douceur funéraire rappelle la saveur du asure turc. Bien que sans les haricots secs. Les deux cultures se seraient-elles rencontrées autour de ce plat lors des siècles d’occupation ottomane ? Pour moi ce fût un réel plaisir de retrouver un goût que j’apprécie grâce à la bienveillance de notre guide.