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lundi 21 avril 2014

Brins de ciboulette

Ciboolette, un pseudo que j’ai choisi il y a quinze ans alors que je bossais sur les forums de Wanadoo. Un pseudo que j’ai gardé, notamment pour ce blog. Une herbe que j’aimais beaucoup à l’époque. Un peu oubliée aujourd’hui. Jusqu’à ce week-end de Pâques en Transylvanie où poussent dans le jardin du Valea Verde de généreux pieds de ciboulette. Fleurs mauves délicates et arôme fin, un brin piquant, Eglantine est tombée sous le charme. Elle a passé son temps à grignoter les tiges fraîchement ramassées. Comme un clin d’œil enchanté du passé.


mardi 4 mars 2014

Joyeux Martisor !


Le 1e mars la Roumanie fête le retour du printemps et les rubans rouge et blanc fleurissent aux bras des femmes. En effet, la tradition veut qu’à cette date, on offre aux filles et aux femmes de petits porte-bonheurs avec lien aux couleurs du feu de la vie et de la pureté de la neige, le Martisor (prononcez "martsichor"). Ils se portent principalement sous la formes de bracelets, de colliers ou de broches, mais finalement vous trouverez toutes sortes de petits objets à accrocher ensuite dans les arbres lorsque les premières fleurs apparaîtront.




Chaque année, les marchés s’installent un peu partout pour vendre des Martisoare (Martisor au pluriel) de toutes sortes. Les enfants raffolent des petits gri-gris qui en métal brillant fabriqués en séries infinies. Au marché du Musée du Paysan, des dizaines d’artistes et d’artisans viennent exposer et vendre leur production miniature, qui agrémentée du fameux ruban rouge et blanc devient un Martisor original. Impossible de ne pas craquer !



A la maison, Eglantine a confectionné ses propres Martisoare en pâte à modeler autodurcissante. Elle les a peints puis décorés avec des feutres. Nous y avons accroché le ruban rouge et blanc. Et elle les offert à ses amies hier à l’école. Hortense avaient quant à elle choisi deux Martisoare en forme de cœur au marché pour sa maîtresse et son assistante.


En fin de journée, elles sont toutes les deux revenues de l’école avec les poches pleines de Martisoare !

Cependant le Martisor n'empêche ni la pluie, ni le vent, le froid et le vrai printemps me tarde bien.

jeudi 27 février 2014

Gogosi

Prononcez "gogoch". Les gogosi sont les beignets roumains. Plus ou moins grands, ils se mangent avec juste un peu de sucre glace, de la confiture ou tout ce qui peut vous passer par la tête de sucré.

Les filles adorent aider Elena à les préparer. J'ai noté la recette le mois dernier. Comme Elena et Hortense sont en train d'en faire, je me décide enfin à la mettre sur le blog.

1 kg de farine
1 pincée de sel
3 œufs
1 cube de levure de boulanger
3 sachets de sucre vanillé
300 ml de lait

Faire légèrement chauffer le lait. Mélanger un peu de lait tiède et une cuillère de sucre et y dissoudre la levure. Ça doit faire de la mousse.
Pendant ce temps, mélanger le sel, les œufs, la farine et le sucre vanillé. Ajouter le préparation avec la levure puis le reste du lait petit à petit. Faire une pâte homogène qui ne doit pas coller aux doigts. Laisser reposer environ une heure. La pâte doit doubler de volume.

Pétrir encore un peu la pâte. L’étaler au rouleau. Découper les gogosi à la taille choisie avec un verre ou un emporte-pièce.







Les faire cuire dans de l’huile. Les égoutter sur un papier absorbant, puis les saupoudrer de sucre glace.


Et voici une vidéo d'Hortense qui met les gogosi en forme avant la cuisson. Elle est très appliquée et connaît déjà bien toutes les étapes.



mercredi 26 février 2014

Parada, le paradis

Elle saute, elle rit, elle jongle avec des balles, des cerceaux, des massues ou avec son souffle sur un foulard. Elle tient en équilibre sur une grosse boule jaune ou sur les mains d'un des animateurs. Elle essaye, s'applique, écoute, virevolte, petit oiseau qui picore le plaisir de chaque stage de cirque avec Parada. Eglantine ne se lasse jamais de les retrouver !





mardi 25 février 2014

Marché en fleurs

Piata Baneasa. Sous le toit de tôle caché par les parasols colorés, les marchands de fruits et légumes bravent l'air glacé. Alors que nous venons d'acheter pommes de terres, poireaux et épinards, un foulard clair appelle mon regard. Elle s'appelle Gina. Les mains dans l'eau froide elle lie de petits bouquets de crocus. Ses tulipes donnent des couleurs au gris de l'hiver et les jacinthes sentent bon le printemps. Déjà, de l'autre côté, un marché de Martisor semble vouloir lui aussi bouter l'hiver hors du pays à coups de rubans rouge et blanc.

Băbuţa

Prononcez "baboutsa".

Vous avez certainement déjà croisé une băbuţa, pliée en deux sur sa canne, son foulard bien arrimé sur la tête, avançant au rythme des petits pas que lui permettent ses rhumatismes. Elle avait certainement aussi un petit sac tenu bien contre elle, rabougrie et rapetissée, toute ridée et plissée, mais les yeux plein de la malice de celle qui, avec l'âge, prend plaisir des petits riens. Cette petite vieille attachante porte en roumain le doux surnom de băbuţa.

Băbuţa, c'est le surnom qu'Elena donne à Hortense quand elle avance à tous petits pas, comme figée par un mauvais sort qui l'empêche d'avancer (au moment le plus pressé bien sûr), les yeux pétillants de joie, regardant derrière elle l'effet qu'elle donne.



lundi 24 février 2014

Dragobete, les fiançailles des oiseaux

Non le printemps n’est pas réellement arrivé. Le vent glacial m’a accueillie ce midi au moment d’amener Hortense à son cours de natation (« ma tachion »). Et je n’ai pas pris le temps de lever le nez pour regarder si les oiseaux, vraiment, choisissaient le partenaire du reste de leur vie aujourd’hui comme le dit la légende.


Si les Roumains ne boudent pas la Saint Valentin, ils ont aussi Dragobete pour fêter les amoureux, le 24 février. Dragobete, jeune homme fougueux hérité des Daces, parrain des amoureux et des animaux, fils de Baba Dochia, protégeait les rencontres des jeunes des villages partis cueillir les premières fleurs dans la forêt. Ne pleurez pas ce jour-là, au risque sinon d’être malheureux tout le reste de l’année. Nettoyez bien la maison pour avoir de la chance, et ne tuez pas d’animaux, c’est aujourd’hui qu’ils choisissent leur partenaire. Mais je n’ai pas levé le nez. Je n’ai pas vu. Cependant j’aime les légendes et les histoires. Quelque part dans les parcs de Bucarest, deux petits oiseaux transis de froid se sont regardés, ont voleté ensemble entre les branches, ils se sont dit oui et Dragobete leur a souri.

dimanche 23 février 2014

Printemps

De retour à Bucarest, plus un flocon de neige ne traîne dans le jardin. Dans l'herbe défraîchie, il ne reste que les accessoires abandonnés de notre bonhomme de neige. Dans les rues de Bucarest les marchés aux Martisoare se sont installés. Le 1er mars, nous commenceront déjà à fêter le printemps en rubans rouge et blanc qui accrocheront aux poignets des filles et des femmes des gris-gris porte-bonheur comme autant de promesses de jours meilleurs.

samedi 28 décembre 2013

Dans les mots d'Hortense

Les mots d'Hortense, son monde en paroles. Comme tous les enfants de son âge, Hortense a des mots délicieux, des petites erreurs qui donnent de la saveur aux mots qui coulent dans le flot de nos vies.

Hortense utilise par exemple un pareil photo, qui met nos trombines, pareilles aux originales, sur la photo. Merveille sans pareille, délice linguistique. Quand elle fait la course avec sa sœur, la première gagne une médaille d'ange. Parce que la médaille d'or, sûrement, manque un peu d'envol créatif. Et comme la médaille d'argent semble ne pas vouloir se fixer dans son esprit, la deuxième a la médaille brillante, parce que tout ce qui brille vaut de l'or non ?

Hortense, aussi, découvre les lettres de l'alphabet et le plaisir de les mettre ensemble pour faire des mots. Hortense, ça commence par un H. Ce H tellement muet dans la langue française qu'on ne sait jamais où il se cache. En roumain le H se prononce nettement. Et je n'étais d'abord pas surprise quand Hortense me dit un jour que Herastrau (que nous prononçons "érachtraou", laissant muette la première lettre), commence par un H. Je me dis d'abord qu'elle l'avait souvent entendu dire par Elena qui, elle, fait vivre le H. Quand je lui demandais finalement comment elle savait que Herastrau commence par un H elle me répondit le plus naturellement du monde : "Parce que Achtraou, ça commence par un Ach !". Puisque c'est dit dans le texte... ;-)

Sortir les cadeaux

Le ciel s'est dégagé aujourd'hui, nous prodiguant un soleil propice à une sortie au parc avec... les cadeaux de Noël. Eglantine a enfin pu tester sa nouvelle trottinette ailleurs que dans le salon et Hortense a élargi sa palette de photos avec des prises de vue en extérieur.
 



Toutes les photos sur mon Picasa.

dimanche 1 décembre 2013

Papillons joyeux

Hortense aura 4 ans demain. Il a fallu attendre. Voir passer l'anniversaire de sa grande sœur, de son papa et de sa maman. Les vacances d'été et les bonbons Halloween. Puis enfin, aujourd'hui, recevoir tous ses amis à la librairie Kyralina pour un anniversaire papillon. Ailes roses à paillettes et à plumes, couronne royale et baguette magique. Papillons colorés virevoltant dans l'arrière-salle de Kyralina. Émotions, rires et larmes, paroxysme d'une excitation enfantine, certainement démesurée et assurément joyeuse.





La pinata a fini de prendre forme hier soir. Heureusement. Hortense en avait parlé à tout le monde à l'école. Elle aurait été déçue que je la rate. Et puis, au milieu de tous les beaux cadeaux de ces amis, ce gros paquet qu'elle attend depuis le printemps, cette valise jaune qu'elle désire depuis des mois, sans jamais changer d'avis. Avec un peu de vert et beaucoup de rose, une vraie sucrerie à ajouter à tous les bonbons d'un anniversaire réussi !




Bref en un mot qui en vaut cent, MERCI à tous ceux qui sont venus faire de cette fête un très beau moment !


lundi 11 novembre 2013

L'armistice commémoré à Bucarest



L’école française n’était pas fermée pour le 11 novembre. Mais l’Ambassadeur de France a célébré ce matin avec son homologue allemand l’armistice de 1918. Dans le grand cimetière Bellu, au sud de Bucarest, au milieu des tombes des militaires français tombés sur les champs de bataille roumains, civils et militaires, religieux catholique, orthodoxe et musulman, et officiels divers se sont retrouvés dans une grisaille de circonstance. Deux jeunes officiers de Saint-Cyr, au shako orné du casoar rouge et blanc, tenaient haut leurs sabres étincelant alors que de nombreuses gerbes étaient déposées au pied du monument aux morts. Fanfare militaire, gants blancs, galons colorés et petits drapeaux dans les mains des enfants. Tout y était.




 





dimanche 10 novembre 2013

Bulles de savon, souffles de vie

Dimanche après-midi. Soleil d'automne qui ne réchauffe plus grand chose d'autre que nos cœurs redoutant l'hiver. Parc Herastrau. Un cef-volant tiré par un papa qui ne se laisse pas abattre par le manque de vent. Grincements mécaniques d'engins divers à roues et à roulettes. Trajectoires d'enfants qui se croisent. Sous les branches dénudées du saule pleureur, les filles bullent de savon et vivent de sourires. Simplicité d'un souffle de bonheur.


Les photos en grand et en mieux sur mon Picasa.

Miel amer


Institut Français samedi fin de matinée. Festival du FilmFrançais. A l’affiche du Cinéma Evire Popescu un film au nom sucré. "Couleur depeau : miel". Une ligne sur un papier d’adoption. Comment un petit Coréen de 5 ans adopté en Belgique résume ainsi le film de sa vie. Documentaire autobiographique, dessiné, avec films d’archives, et pèlerinage en pays d’origine une fois adulte. Tourments d’une enfance déracinée. A la recherche de soi-même dans une culture adoptée.
Nous étions trois familles. Nous avons tous pleuré. L’émotion est restée encore longtemps alors que nous marchions au soleil du boulevard Dacia. De longues discussions avec Eglantine pendant le film sur la difficulté d’aimer, de se sentir aimé, d’exprimer ce que l’on ressent, de comprendre l’autre.

Loin du dessin animé pour enfants que nous pensions aller voir, nous nous sommes retrouvés face à des questionnements à partager tous ensemble. Moment inattendu, un peu difficile, tellement intéressant.



Désormais, cependant, j’y regarderai tout de même à deux fois avant d’emmener les filles voir un dessin animé à l’Institut Français…

samedi 9 novembre 2013

Street art en moulure dorée

Zoita. Delia. Des fous rires. Des échanges dans son atelier lors de nos cours de peinture du vendredi. Ce soir j'ai emmené les filles à son exposition à la Galerie 030202. La ville était bloquée par les embouteillages. Quand nous sommes arrivées, les pochoirs s'entassaient en tas invertébré en bas du cadre d'or où la dernière œuvre de Zoita avait pris vie. Ce matin à l'atelier, Zoita finissait d'évider les grandes feuilles qui filtreraient les sprays de peintures ce soir, impression de Zoita, street art en moulure dorée.



Hortense, toujours un peu sauvage devant tant de monde, a pourtant finit par jeter son dévolu sur Aurel Tar, qui a été sa conquête de la soirée. Eglantine, quant à elle, a retrouvé Zoita qui lui a ouvert le monde de la peinture lors de mémorables stages de vacances. Quand les mots ne suffisent pas, la musique exprime la complicité. Merci Zoita pour ce beau moment !



dimanche 3 novembre 2013

Quel cirque à l'école !

La rentrée c'est demain. Mais Eglantine a passé toutes ses matinées à l'école cette semaine. Le Lycée Français hébergeait en effet un stage de cirque animé par Parada (association d'aide aux enfants des rues). Eglantine était contente de les retrouver, d'apprendre à jongler, à faire des acrobaties, et jouer avec son diabolo. Samedi matin, le groupe avait organisé un petit spectacle pour les familles. Dans le gymnase de l'école, les apprentis acrobates, clowns et jongleurs nous ont régalés des couleurs de leurs sourires !





lundi 28 octobre 2013

Istanbul-Bucarest, tranquillement

Départ après le traditionnel petit-déjeuner turc chez Murat et Yesim. Thé, supports en bois, matériel pour faire des colliers, huile d'olive, services à café, écharpes, abricots séchés au soleil, loukoums, la Turquie s'entasse dans la voiture. Je crois que je n'ai oublié aucune commande.
Pas de panne d'essence, pas de blocage à la frontière, pas de mauvaise route. Nous avons mis 8h30 pour retrouver Bucarest. Un record !

Pour les photos, suivre ce lien !

dimanche 20 octobre 2013

Fête improvisée

Il y a des jours comme ça où l'on reste au chaud quand la grisaille a pris ses marques dans la ville. Puis la porte sonne. L'improvisation apparaît, qui sort les guirlandes et les confettis, bonbons et gâteaux, ballons et déguisements. Quatre petites filles remplissent de rires et de cris la maison endormie, transformant un dimanche pluvieux en un moment joyeux.






Vie de chat



Il se pourlèche, il se prélasse, il dort, il s'étire, il jette un œil puis il attaque, petit coup de patte, il mordille, il renifle, il se frotte, il cherche les caresses, il plonge sa tête dans la cuvette des toilettes, il chasse les moutons de dessous les placards, il attend la voiture devant le garage, il nous surprend dans les escaliers, il nous fait sursauter au dîner, puis il s'installe sur nos genoux, se blottit et s'endort, s'abandonne contre nous avec tout la lourdeur d'un jeune chat heureux. Django est bien installé.

samedi 19 octobre 2013

Enfin une belle journée d'automne

Suivre Nicolas et Oana, les propriétaires du Bistrot Voilà, au marché Matache (prononcer mataquié). Passer au milieu des tsiganes en jupes longues et colorées qui vendent chrysanthèmes et guirlandes d'ail. Avoir les sens éveillés par les odeurs des légumes frais qui donnent envie de faire la cuisine. Négocier avec la sécurité pour avoir le droit de prendre des photos. Derrière leurs étals, les marchandes sourient, fières de leurs produits de saison aux douces couleurs de l'automne.



Puis retrouver Olivier et les filles au Bistrot Voilà pour un déjeuner qui réveille les papilles. Tartines à l'apparence simple mais aux saveurs travaillées. Des prix raisonnables, une jolie maison et un rhinocéros violet qui a fait le bonheur d'Hortense et Eglantine.



Enfin, se promener dans le parc Cismigiu, donner du pop-corn aux canards, escalader quelques arbres (enfin pas moi !), bref profiter d'une journée sans pluie et s'émerveiller des couleurs de l'automne.