S'abandonner dans la chaleur de la maison de Yesim. Laisser les filles rire dans les bras l'une de l'autre sur le canapé. Devoir déjà repartir demain matin...
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mardi 29 avril 2014
Mouvements
Nous avons traversé la mer de Marmara. Nous poussions tellement de cris en admirant les mouettes attraper les morceaux de toast que nous leur lancions au vol qu'un petit attroupement s'est formé sur le pont ensoleillé. Nous avons acheté les traditionnels loukoums au magasin sur le bord de la route de Yalova. Une voiture a pilé. Les pneus ont crissé. Un coup de poing est parti de l'avant pour s'abattre sur un voile. La voiture est repartie. Visage en larmes derrière la vitre arrière. La violence nous a marquées, les vendeuses de loukoums, Virginie et moi. Les filles étaient occupées à choisir des chocolats. Églantine et Aksel se sont retrouvés derrière la colombe de Mudanya, se jetant dans une partie de cache-cache qui semblait avoir commencé hier. Se sont-ils jamais quittés ? Les chiens aboyaient nonchalamment sur des passants lointains en faisant leur sieste sur le béton chaud du parapet. Nous avons écarté l'hypothèse de l'appendicite après une matinée à l'hôpital. Nous avons partagé un copieux petit déjeuner avec des simits au beurre de chez Aksu. Églantine a bu son sirop contre l'infection qui lui bouleverse le ventre depuis samedi. J'ai récupéré les chemises d'Olivier, commandées lors de mon dernier passage au bazar de Bursa. Nous nous sommes dit au-revoir avec émotion. J'ai essuyé des trombes d'eau avec mes essuies-glace. Le pont du bateau était désert, humide et luisant sous les lumières des phares de la nuit. Les mouettes dormaient. J'ai raté un panneau. A Istanbul nous nous sommes trouvées à l'entrée du premier pont. Hortense : "C'est drôle parce que chez Miniaturk il y avait un pont comme celui-là !" Féerie du Bosphore la nuit. Les lumières passent du bleu au rouge au moment où nous approchons de l'Europe. Nous rejoignons l'Asie par le deuxième pont. Ce soir le Bosphore nous a fait un clin d'œil. Je devais me tromper de route pour le voir dans ses habits de lumières.
jeudi 24 avril 2014
Au cours du jour
Retrouver le généreux petit déjeuner turc en famille. Simit, kaymak et thé. Le bonheur. Faire traîner le temps. Sortir au parc où tous les enfants du quartier profitent de cette journée fériée en leur honneur. Suivre les acrobaties de mes chéries. Gérer les joies et les frustrations. Longer le cimetière séculaire pour aller boire un verre sur les bords du Bosphore. Partager les rires. Renverser du café. Laisser voguer ses rêves dans le sillage des bateaux. Etre bercé par cette langue familière qui s'évapore pourtant chaque fois un peu plus.
Le muezzin dort. Le chien aboie. Une voiture passe. Hortense respire paisiblement contre moi. Eglantine a réglé sa montre pour ne pas réveiller Yesim et Murat avant 8h demain matin. La maison est pleine d'amis. Les matelas s'éparpillent. La vie coule des jours heureux dans ce petit coin d'Istanbul.
Le muezzin dort. Le chien aboie. Une voiture passe. Hortense respire paisiblement contre moi. Eglantine a réglé sa montre pour ne pas réveiller Yesim et Murat avant 8h demain matin. La maison est pleine d'amis. Les matelas s'éparpillent. La vie coule des jours heureux dans ce petit coin d'Istanbul.
dimanche 23 février 2014
Mais aussi à Bansko
Bansko, c'est pour le ski mais à l'hôtel, c'était des après-midi gribouillages, jeux et iPad pour les plus petites, des soirées animées pour les enfants pendant que les parents dînent tranquillement, la découverte du billard et autres jeux, la piscine à la chaleur reposante aux éclaboussures du rire des enfants, et des discussions chaleureuses autour de tablées de dizaine.

Et une soirée dans un restau traditionnel bulgare à l'ambiance de feu ! Musiciens bedonnants aux airs entraînants, bimbos en décolletés siliconés et jupes mini-mâle-istes. Costumes traditionnels et modernité clinquante au milieu de laquelle sont servis des plats généreux qui accompagnent de franches rigolades.

Le petit bonus ? Pour Hortense c'est la musique à fond des restau en bas des pistes. Elle part dans son monde au rythme des pas de danse qu'elle invente au fur et à mesure.
dimanche 20 octobre 2013
Fête improvisée
Il y a des jours comme ça où l'on reste au chaud quand la grisaille a pris ses marques dans la ville. Puis la porte sonne. L'improvisation apparaît, qui sort les guirlandes et les confettis, bonbons et gâteaux, ballons et déguisements. Quatre petites filles remplissent de rires et de cris la maison endormie, transformant un dimanche pluvieux en un moment joyeux.
samedi 13 juillet 2013
Fête nationale à l'ambassade
Vendredi 12 juillet. Nous laissons les trois filles à Elena et filons à l’ambassade de France. Il est 11h. Harmonie et moi avons rendez-vous les premières pour nous faire pomponner avant l’ouverture du grand portail à 16h30. Manucure, coiffure, maquillage. Un moment entre copines. Avant d’enfiler nos robes blanches que nous laissons pour le moment loin des tâches dans un coin de l’ambassade, nous allons boire un verre et manger un morceau à la terrasse d’un café voisin. La rue est déjà complètement bloquée. Les forces de police sont nombreuses. Le premier ministre roumain, Victor Ponta, et le premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, seront présents ce soir pour lancer les festivités du 14 juillet… "Avec quelques heures d’avance" comme l’expliquera M. Ayrault dans son discours.
Lorsque nous retournons dans les deux petites salles où se serrent les maquilleuses et le coiffeur, le rythme s’est considérablement accéléré. L’odeur de laque nous guide depuis le bas des escaliers. Nous portons toutes nos tenues blanches. Nous mettons nos broches un peu toc en forme de diamant bleu-blanc-rouge. Ce soir nous sommes les hôtesses des VVIP (les very very importantes personnalités) de l’Ambassadeur, M. Philippe Gustin. Mission ? Accueillir les officiels. Ambassadeurs des autres pays, ministres roumains et autres personnalités que nous devons guider jusqu’à l’Ambassadeur. Je suis très contente, j’ai eu droit à l’ambassadeur de Turquie. Nous sommes huit, plus les deux policiers de l’ambassade. Nous essayons de reconnaître les drapeaux des voitures diplomatiques. Les deux policiers tiquent quand les gardes du corps qui nous passent sous les yeux sont armés. Victor Ponta plaisante avec nous alors qu’il pose avec l’ambassadeur devant les photographes lorsqu’il arrive.
Caroline et moi accueillons les retardataires alors que le reste de l’équipe de choc des White Girls est déjà parti faire de la figuration sur le perron de la Résidence, à côté de la scène. Du coup nous ratons un peu les discours. Quand nous arrivons, M. Ayrault parle des Roms, de la collaboration économique de la France et de la Roumanie et de la nécessité d’entretenir des liens culturels forts. J’aperçois Olivier dans la foule (heureusement qu’il est grand !).
Une chorale d’enfants roumains chante la Marseillaise. Premier couplet. Refrain. Couplet des enfants (voir les paroles sur le site de l’Assemblée Nationale). Personne ne connaît ce couplet. Heureusement un écran géant diffuse les paroles comme dans un karaoké. Fin du couplet des enfants. Les paroles sont cachées par les têtes. Il n’y a plus que les enfants qui chantent. Puis Jean-Marc Ayrault vient les saluer. Victor Ponta le rejoint. Les caméramans et les photographes poussent du coude. Nous sommes aux premières loges. Nos places de potiches nous vont très bien. Nous nous amusons beaucoup.
Puis c’est le buffet. Notre mission est terminée. Je retrouve mon homme. Champagne ou mojito, copieux buffet. Je suis barbouillée, pour moi ce sera jus de pomme. Nous avons encore deux heures avant que les portes ne s’ouvrent à l’ensemble des Français. Il ne fait pas trop chaud, nous papotons à l’ombre du jardin de l’Ambassade.
Enfin le reste des amis apparaît. Eglantine et Hortense arrivent en taxi avec Yaël et son papa. Elles sont ravies et toute coquettes. Elena les a bien coiffées. Premier plaisir, les glaces à volonté. Puis elles jouent avec un clown-jongleur de Parada monté sur des échasses géantes. D’un côté du jardin le Taraf de Haïdouks donnent un écho musical, comme un pied-de-nez, aux discours sur les Roms. Côté piste de danse, Parada fait son cirque. Les enfants sont subjugués. Je trouve que leurs numéros sont de plus en plus pro. Bravo ! Enfin le DJ met la musique pour les premiers danseurs, les hauts-comme-trois-pommes qui s’amusent comme des fous, mi-danse, mi-jeux. Ils esquissent trois pas et jouent à chat.
22h. Les filles sont fatiguées. Elles sont prêtes à rentrer. De toute façon le concours de danse va bientôt commencer, les enfants vont devoir laisser la place. Nous nous arrêtons au stand photo pour un cliché familial. C’était une super soirée ! Un vrai 14 juillet, le 12 juillet.
Lorsque nous retournons dans les deux petites salles où se serrent les maquilleuses et le coiffeur, le rythme s’est considérablement accéléré. L’odeur de laque nous guide depuis le bas des escaliers. Nous portons toutes nos tenues blanches. Nous mettons nos broches un peu toc en forme de diamant bleu-blanc-rouge. Ce soir nous sommes les hôtesses des VVIP (les very very importantes personnalités) de l’Ambassadeur, M. Philippe Gustin. Mission ? Accueillir les officiels. Ambassadeurs des autres pays, ministres roumains et autres personnalités que nous devons guider jusqu’à l’Ambassadeur. Je suis très contente, j’ai eu droit à l’ambassadeur de Turquie. Nous sommes huit, plus les deux policiers de l’ambassade. Nous essayons de reconnaître les drapeaux des voitures diplomatiques. Les deux policiers tiquent quand les gardes du corps qui nous passent sous les yeux sont armés. Victor Ponta plaisante avec nous alors qu’il pose avec l’ambassadeur devant les photographes lorsqu’il arrive.
Caroline et moi accueillons les retardataires alors que le reste de l’équipe de choc des White Girls est déjà parti faire de la figuration sur le perron de la Résidence, à côté de la scène. Du coup nous ratons un peu les discours. Quand nous arrivons, M. Ayrault parle des Roms, de la collaboration économique de la France et de la Roumanie et de la nécessité d’entretenir des liens culturels forts. J’aperçois Olivier dans la foule (heureusement qu’il est grand !).
Une chorale d’enfants roumains chante la Marseillaise. Premier couplet. Refrain. Couplet des enfants (voir les paroles sur le site de l’Assemblée Nationale). Personne ne connaît ce couplet. Heureusement un écran géant diffuse les paroles comme dans un karaoké. Fin du couplet des enfants. Les paroles sont cachées par les têtes. Il n’y a plus que les enfants qui chantent. Puis Jean-Marc Ayrault vient les saluer. Victor Ponta le rejoint. Les caméramans et les photographes poussent du coude. Nous sommes aux premières loges. Nos places de potiches nous vont très bien. Nous nous amusons beaucoup.
Puis c’est le buffet. Notre mission est terminée. Je retrouve mon homme. Champagne ou mojito, copieux buffet. Je suis barbouillée, pour moi ce sera jus de pomme. Nous avons encore deux heures avant que les portes ne s’ouvrent à l’ensemble des Français. Il ne fait pas trop chaud, nous papotons à l’ombre du jardin de l’Ambassade.
Enfin le reste des amis apparaît. Eglantine et Hortense arrivent en taxi avec Yaël et son papa. Elles sont ravies et toute coquettes. Elena les a bien coiffées. Premier plaisir, les glaces à volonté. Puis elles jouent avec un clown-jongleur de Parada monté sur des échasses géantes. D’un côté du jardin le Taraf de Haïdouks donnent un écho musical, comme un pied-de-nez, aux discours sur les Roms. Côté piste de danse, Parada fait son cirque. Les enfants sont subjugués. Je trouve que leurs numéros sont de plus en plus pro. Bravo ! Enfin le DJ met la musique pour les premiers danseurs, les hauts-comme-trois-pommes qui s’amusent comme des fous, mi-danse, mi-jeux. Ils esquissent trois pas et jouent à chat.
22h. Les filles sont fatiguées. Elles sont prêtes à rentrer. De toute façon le concours de danse va bientôt commencer, les enfants vont devoir laisser la place. Nous nous arrêtons au stand photo pour un cliché familial. C’était une super soirée ! Un vrai 14 juillet, le 12 juillet.
mardi 2 juillet 2013
A la rencontre du vrai Morpho
Dans la serre installée à l'ombre du jardin derrière le musée Antipa, Noam, Eglantine et Hortense ont pu voir un vrai Morpho. Ce papillon aux splendides ailes bleues dégustait des tranches d'orange sous le regard subjugué des enfants.
Une rencontre sympathique à arroser d'une bonne limonade comme savent si bien les faire les Roumains.
Les papillons sont visibles jusqu'au 31 juillet.
Une rencontre sympathique à arroser d'une bonne limonade comme savent si bien les faire les Roumains.

Les papillons sont visibles jusqu'au 31 juillet.
Arrière plan mégalomaniaque
Indécent géant sans âme, symbole d'un pouvoir traumatisant, le Palais du Parlement, ex-Palais du Peuple sorti de l'esprit mégalomaniaque de Ceausescu est aujourd'hui un incontournable de Bucarest. Beau ou laid, peu importe, dans les faits il se pose en arrière-plan des photos souvenirs d'une ville abîmée où il fait bon aller ensuite se ressourcer dans les vieilles cours ombragées.
De l'eau et du bonheur
Le ciel nous a baptisés en même temps qu’Eglantine. Entre deux journées à 30°, dimanche, la pluie n’a pas cessée. Elle n’a cependant arrêté personne, surtout pas Chantoune, Gaëlle et Patrick, venus spécialement de France. Ni même les amis venus entourer leur camarade de classe lors de ce moment si important pour Eglantine. Installés au premier rang de la jolie petite église du Sacré Cœur, Noam, Eglantine, Yaël et Margot attendaient avec impatience le début de la cérémonie. Hortense avait quant à elle adopté le cierge offert par Elena, orné d’un long tulle blanc, de fleurs fraîches et surtout... d’un nounours rose !
Eglantine fut attentive aux paroles du Père Michel qui a su
la détendre et rendre ce sacrement aussi naturel qu’un jeu d’enfant, tout en
lui conservant tout son solennel. Fraîcheur d’une libellule au lever du soleil,
beauté du blanc, pureté de l’eau, l’odeur du Saint Chrême sur son front et le
sourire qui illumine son visage. L’entrée d’Eglantine dans la
communauté du Christ a été à son image, chargée d’amour.
Merci à ©Mihai Constantineau pour les superbes photos prises
lors de la cérémonie !
Et encore un grand merci à Elena pour le magnifique (et gigantesque) cierge de baptême.
Et encore un grand merci à Elena pour le magnifique (et gigantesque) cierge de baptême.
Le reste de la journée s’est déroulé à l’abri des murs du
Radisson Blu autour d’un excellent buffet et de quelques verres de bulles. En
rentrant à la maison, la belle robe blanche d’Eglantine portait les stigmates d’une
folle après-midi de jeux entre amis : le rouge de la sauce des pâtes
fraîches, le chocolat de la fontaine où les enfants ont plongé leurs fruits avec
gourmandise, les couleurs des merveilleux maquillages de l’animatrice. Quant à
l’animateur, version pirate noir, il n’a pas ménagé ses efforts pour amuser une
troupe d’enfants déchaînés, condamnés à rester à l’intérieur, alors que la
belle piscine extérieure fulminait de solitude sous l’attaque infinie d’une escadrille de
gouttes de pluie.
Toutes les photos de celle belle journée sur mon Picasa.
mardi 25 juin 2013
Premier séjour à la plage
Le mois de mai a été chargé. Pas le temps de prendre la tente pour partir vers les plages de la Mer Noire passer une nuit sablée d'étoiles. Avant que juin ne se termine, au milieu d'un festival de départs, entre l'anniversaire et le baptême d’Églantine, les spectacles de fin d'année et les livrets scolaires à signer, nous prenons la route samedi en début d'après-midi. Olivier est à Paris, j'ai l'Espace et en profite pour le remplir sans trop me poser de questions. Je mets même la jolie Margot entre Eglantine et Hortense.
"C'est quand qu'on arrive ?"
"Oh je vois la mer !"
Chemin blanc. On ouvre toutes les fenêtre et le toit. Je roule tout doucement et les filles se mettent debout à l'arrière, se grisent de l'air marin. Dans la voiture devant, les têtes sortent par les fenêtre. Les cheveux volent au vent.
Ha le vent...
Il nous ébouriffe dès que nous sortons de voiture. La mer est trop agitée pour que nous laissions les filles se baigner alors que nous faisons des aller-retours pour décharger les voitures. Elles jouent aux pieds des vagues tandis que nous installons les tentes. La mienne se transforme en cerf-volant à peine dépliée. Il faut la remplir de tout ce qu'on trouve à portée de main pour la stabiliser un peu, le temps d'aller chercher des rochers un peu plus loin pour fixer les cordes.
Nous pique-niquons à l'abri du vent. Au moins, nous n'avons pas de moustiques. Les filles se couchent. Les lampes de poches laissent apparaître des ombres gigantesques. Elles se racontent des histoires jusqu'à ce que la lune soit haute dans le ciel.
Au petit matin, le soleil à peine levé, tout le monde sort des tentes, les yeux à peine ouverts. En regardant l'heure à laquelle sont prises les premières photos, je saurai que nous nous sommes levés vers 6h...
Les filles jouent dans le sable. Nous faisons de l'ombre comme nous pouvons avec nos quelques parasols. On gonfle le bateau. Il passe les petites vagues en éclaboussant les filles qui crient de joie. Le sable colle à nos peaux salées. C'est l'été, les vacances !
Sur la route du retour, le café de la station OMV est salvateur. Je m'endormais au volant. Nous arrivons à Bucarest quelques minutes avant Olivier qui revient de Paris. Lundi, c'est férié. Tout le monde se repose. Comment ça ce n'est pas encore les vacances ?
"C'est quand qu'on arrive ?"
"Oh je vois la mer !"
Chemin blanc. On ouvre toutes les fenêtre et le toit. Je roule tout doucement et les filles se mettent debout à l'arrière, se grisent de l'air marin. Dans la voiture devant, les têtes sortent par les fenêtre. Les cheveux volent au vent.
Ha le vent...
Il nous ébouriffe dès que nous sortons de voiture. La mer est trop agitée pour que nous laissions les filles se baigner alors que nous faisons des aller-retours pour décharger les voitures. Elles jouent aux pieds des vagues tandis que nous installons les tentes. La mienne se transforme en cerf-volant à peine dépliée. Il faut la remplir de tout ce qu'on trouve à portée de main pour la stabiliser un peu, le temps d'aller chercher des rochers un peu plus loin pour fixer les cordes.
Nous pique-niquons à l'abri du vent. Au moins, nous n'avons pas de moustiques. Les filles se couchent. Les lampes de poches laissent apparaître des ombres gigantesques. Elles se racontent des histoires jusqu'à ce que la lune soit haute dans le ciel.
Au petit matin, le soleil à peine levé, tout le monde sort des tentes, les yeux à peine ouverts. En regardant l'heure à laquelle sont prises les premières photos, je saurai que nous nous sommes levés vers 6h...
Les filles jouent dans le sable. Nous faisons de l'ombre comme nous pouvons avec nos quelques parasols. On gonfle le bateau. Il passe les petites vagues en éclaboussant les filles qui crient de joie. Le sable colle à nos peaux salées. C'est l'été, les vacances !
Sur la route du retour, le café de la station OMV est salvateur. Je m'endormais au volant. Nous arrivons à Bucarest quelques minutes avant Olivier qui revient de Paris. Lundi, c'est férié. Tout le monde se repose. Comment ça ce n'est pas encore les vacances ?
mercredi 19 juin 2013
Esprit vertical
Pour ses 10 ans, Marie a invité ses amis à faire de l'escalade @ Vertical Spirit. Heureusement que leur site internet explique bien comment y arriver. Passer le chemin de fer près de la gare d'Obor. Tourner dans une petite rue, aller presque au bout, se retrouver face au portail rouillé d'une zone industrielle qui semble perdue, se garer au niveau du dernier hangar. La salle d'escalade se trouve sur la droite. Quinze mètres sous plafond. De haute fenêtres qui donnent une douce lumière aux murs gris de la grande pièce couverte de prises et de cordes de toutes les couleurs.
Les enfants commencent par se défouler puis il s'habillent de leur baudriers. Les animateurs parlent un peu français. Pas plus mal pour tenir un groupe d'une vingtaine d'enfants. Ils sont répartis dans un premier temps en trois groupes : le mur d'escalade, la balançoire (les enfants sont balancés au bout d'une corde), et la planche (monter une échelle instable pour ensuite parcourir une planche à cinq mètres du sol, puis sauter dans le vide pour descendre). Beaucoup ont le vertige mais ils sont pris dans l'ambiance et l'énergie commune. Ils se surpassent. Après avoir pleuré à grosses larmes au milieu de l'échelle, grisée ensuite par la balançoire, Eglantine arrive finalement à faire quelques mètres sur la planche.
Les enfants font une pause pour les bougies de Marie. Tout le monde souffle en cœur. Chacun écrit un mot ou un dessin dans le petit cahier pour Marie. Sophie y veille. Ce sera le souvenir de la part de ses amis qui se sont tous cotisés pour lui offrir un gros bon d'achat chez Kyralina. Marie est une dévoreuse de livres. Même ballotée à l'arrière du Defender, qu'elle ait trop chaud ou trop froid, elle a toujours un bouquin sous les yeux.
Pendant ce temps, les animateurs ont installé la tyrolienne qui part du haut de la salle, à quinze mètres du sol. Marie et Quitterie sont de petites araignées sur les murs verticaux. Elles grimpent sans embarras les barreaux de la grande échelle qui ouvre la voie vers la tyrolienne. Quand arrive son tour, je vois Eglantine monter quelques barreaux puis redescendre. Les animateurs la rassurent et la montent finalement jusqu'en haut en ne la laissant qu'effleurer l'échelle. Elle doit encore surmonter sa peur de passer la balustrade pour se jeter dans le vide accrochée à sa poulie qui descendra le long de la tyrolienne. Encore une fois, les animateurs prennent le temps de lui parler. Et font attention à limiter sa vitesse de descente en même temps que sa trouille. Son sourire à l'arrivée sera le meilleur indicateur de sa satisfaction d'avoir réussi. Finalement, elle l'aurait bien refait si elle en avait eu le temps !
Les enfants commencent par se défouler puis il s'habillent de leur baudriers. Les animateurs parlent un peu français. Pas plus mal pour tenir un groupe d'une vingtaine d'enfants. Ils sont répartis dans un premier temps en trois groupes : le mur d'escalade, la balançoire (les enfants sont balancés au bout d'une corde), et la planche (monter une échelle instable pour ensuite parcourir une planche à cinq mètres du sol, puis sauter dans le vide pour descendre). Beaucoup ont le vertige mais ils sont pris dans l'ambiance et l'énergie commune. Ils se surpassent. Après avoir pleuré à grosses larmes au milieu de l'échelle, grisée ensuite par la balançoire, Eglantine arrive finalement à faire quelques mètres sur la planche.
Les enfants font une pause pour les bougies de Marie. Tout le monde souffle en cœur. Chacun écrit un mot ou un dessin dans le petit cahier pour Marie. Sophie y veille. Ce sera le souvenir de la part de ses amis qui se sont tous cotisés pour lui offrir un gros bon d'achat chez Kyralina. Marie est une dévoreuse de livres. Même ballotée à l'arrière du Defender, qu'elle ait trop chaud ou trop froid, elle a toujours un bouquin sous les yeux.
Pendant ce temps, les animateurs ont installé la tyrolienne qui part du haut de la salle, à quinze mètres du sol. Marie et Quitterie sont de petites araignées sur les murs verticaux. Elles grimpent sans embarras les barreaux de la grande échelle qui ouvre la voie vers la tyrolienne. Quand arrive son tour, je vois Eglantine monter quelques barreaux puis redescendre. Les animateurs la rassurent et la montent finalement jusqu'en haut en ne la laissant qu'effleurer l'échelle. Elle doit encore surmonter sa peur de passer la balustrade pour se jeter dans le vide accrochée à sa poulie qui descendra le long de la tyrolienne. Encore une fois, les animateurs prennent le temps de lui parler. Et font attention à limiter sa vitesse de descente en même temps que sa trouille. Son sourire à l'arrivée sera le meilleur indicateur de sa satisfaction d'avoir réussi. Finalement, elle l'aurait bien refait si elle en avait eu le temps !
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vendredi 7 juin 2013
A la lumière d'un feu-follet
J'ai un peu de temps après la visite du showroom d'Adrian Oianu. Je pousse jusqu'à l'atelier de Zoita où Sophie et Harmonie finissent leurs œuvres en cours. Sophie peint une sculpture en terre puis la rehausse de motifs à la feuille d'or. Elle en met jusque sur mon bras. Je fais partie de son oeuvre, ce feu-follet asymétrique, cette flamme qu'elle a en elle et qui ne demande qu'à jaillir.
Merci Sophie pour la photo !
Merci Sophie pour la photo !
dimanche 21 avril 2013
Capture d'écrans
Mises à jours, écrans au grand jour, Yesim et Olivier profitent des dernières heures avant le décollage pour s'absorber dans les ultimes réglages sur les différents terminaux qui colonisent la maison.
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