Zoita. Delia. Des fous rires. Des échanges dans son atelier lors de nos cours de peinture du vendredi. Ce soir j'ai emmené les filles à son exposition à la Galerie 030202. La ville était bloquée par les embouteillages. Quand nous sommes arrivées, les pochoirs s'entassaient en tas invertébré en bas du cadre d'or où la dernière œuvre de Zoita avait pris vie. Ce matin à l'atelier, Zoita finissait d'évider les grandes feuilles qui filtreraient les sprays de peintures ce soir, impression de Zoita, street art en moulure dorée.
Hortense, toujours un peu sauvage devant tant de monde, a pourtant finit par jeter son dévolu sur Aurel Tar, qui a été sa conquête de la soirée. Eglantine, quant à elle, a retrouvé Zoita qui lui a ouvert le monde de la peinture lors de mémorables stages de vacances. Quand les mots ne suffisent pas, la musique exprime la complicité. Merci Zoita pour ce beau moment !
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samedi 9 novembre 2013
vendredi 11 octobre 2013
Accordéoniste
Emploi du temps chargé. Hortense a une double otite. L'atelier de Zoita est d'un grand réconfort au milieu du tumulte. La poussière des pastels s'est glissée sous mes ongles, y laissant la trace noire de l'accordéoniste du Taraf de Haïdouks que j'avais photographié un soir d'été en 2012.
jeudi 10 janvier 2013
jeudi 11 octobre 2012
Atelier de peinture pour les enfants
Je suis en train de classer et ranger tout le matériel que nous avons récolté ces dernières semaines auprès des artisans roumains. J'ai mis un peu de musique. Je suis bien installée dans le canapé. Quand je lève les yeux, je vois Dana qui donne des conseils aux enfants venus au cours de peinture et dessin qui a lieu pour la deuxième fois à la maison. En effet Eglantine a tellement aimé les ateliers de cet été qu'elle avait bien envie de continuer pendant l'année. Pour ne pas perdre trop de temps en transport, c'est la prof qui vient à la maison. La semaine dernière, les enfants étaient deux. Cette semaine, ils sont trois. A part Eglantine, les autres sont encore en phase de test. Voir si ce genre de cours leur plaît. J'espère que certains auront envie de revenir car il sera difficile de continuer à faire venir la prof si Eglantine est la seule élève.
En attendant l'ambiance est studieuse et tranquille. Quelques bruits de pinceaux dans l'eau, une gomme qui accroche un peu sur une feuille et la tondeuse dans le jardin. Je replonge dans mes artisans, un sourire apaisé sur les lèvres.
En attendant l'ambiance est studieuse et tranquille. Quelques bruits de pinceaux dans l'eau, une gomme qui accroche un peu sur une feuille et la tondeuse dans le jardin. Je replonge dans mes artisans, un sourire apaisé sur les lèvres.
lundi 16 juillet 2012
Fabrica de Arta
De l’artisanat à l’art ou de l’art à l’artisanat, pourquoi
choisir ? Dès septembre je m’installe avec Zoita dans son nouvel atelier pour écrire sur les artisans et continuer mes cours de peinture.
Juste à côté de l’énorme bâtiment du Parlement, Jan Albu s’est installé dans le
bâtiment administratif de l’ancienne usine de bière Rahova. A en croire les
derniers calendriers sur les murs, l’usine n’est désaffectée que depuis 2002.
Mais les squatters qui ont occupé les lieux cette dernière décennie ont arraché
tout ce qui avait de la valeur, des moulures aux radiateurs en fonte. Et si l’ascenseur
a disparu de sa cage et que la rampe du grand escalier est partie voir du pays,
il n’en reste pas moins des murs solides et de magnifiques planchers. Baigné de
lumière, le bâtiment laisse entrevoir une grandeur décatie, du temps où il
était encore un palace.
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La future galerie d'art |
Le nouveau propriétaire du lieu a donné carte blanche à Jan
Albu pour redonner vie à ce bâtiment et en faire un centre de création et d’exposition
de l’art contemporain. Jan a installé son atelier au rez-de-chaussée, Zoita est
au premier étage. Deux autres artistes partagent cet espace avec eux. Zoita, ou
Delia, nous invite à utiliser une des nombreuses pièces de son nouvel espace
pour peindre avec elle. Ce que nous ferons dès la rentrée. Elle m’autorise
également à venir écrire dans cet espace, loin des perturbations de la maison.
Je peux donc dire aujourd’hui que j’ai un bureau. Quelle nouvelle ! Et
quelle aventure ! Il y a tout à faire dans ce bâtiment et je sens que
cette histoire va être pleine de rebondissements. Déjà Delia nous promets plein
de changements pour septembre car ils vont tous travailler d’arrache-pied
pendant l’été pour restaurer le bâtiment.
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L'atelier de Jan Albu |
En attendant, ce lieu a déjà un charme incroyable. Dans une
végétation sauvage qui a envahi le parc, nous garons nos voitures sous de
grands arbres. De vieux chiens écrasés par la canicule nous regardent de leur
air débonnaire. Un bureau esseulé prend le frais sous les feuillages. Jan Albu
nous attend devant la lourde porte en verre et fer forgé. J’aime déjà ce lieu.
Le café est servi. Delia a amené un gâteau aux pommes. Nous nous installons
dans l’atelier de Jan, au milieu des pinceaux et de ses tableaux. Roumain,
anglais, français, nous discutons. Jan, c’est le minotaure. Il hante ses
tableaux comme le labyrinthe de Dédale. Dans un bruit de couleurs dont les couches
successives apparaissent par grattage, les personnages de ses tableaux se
confrontent. Les traits fourmillent. La vie prend forme entre force et
violence, symbolique et étrange, belle et choquante. Qui mieux que lui peut
redonner vie et couleur à ce bâtiment maltraité ?
![]() |
Jan Albu |
Delia nous accompagne, nous guide et nous accueille dans cet
espace dont elle fait déjà partie. Il n’y a pourtant que deux semaines que l’installation
a commencé. Mais ce lieu a une dynamique étonnante, qui se marie bien aux œuvres
des artistes qui y sont installés. Nous nous sentons honorées que Delia nous
prenne avec elle, nous fasse partager cet endroit.
![]() |
Quand les peinture de Zoita prennent possession des murs. |
Dans les étages, les vielles plaques indiquent encore les
fonctions de chaque pièce. Archives, bureau du directeur, comptabilité… De
vieilles cartes de travail avec les photos des employés traînent encore sur
un bureau plein de poussière. Là ce sont les étiquettes abandonnées qui s’amoncellent
au bas d’un escalier. Camille, 10 ans, joue les archéologues. Les mains dans la
poussière, il cherche les traces des anciens occupants dans un enthousiasme
communicatif. Sophie accumule tout ce qu’il trouve dans « notre »
atelier. Elle a déjà en tête un collage avec tous ces morceaux de vie. Delia semble
heureuse de nous voir succomber au
charme du lieu. Les projets fusent pour la rentrée.
![]() |
Vues de l'atelier de Zoita |
Nous nous quittons le sourire aux lèvres. Rendez-vous pris
en septembre pour continuer l’aventure !
lundi 25 juin 2012
Décalage
"DECALAGE" est le titre qu'Harmonie a intégré à sa toile. Et ça lui va bien tant le décalage entre le sujet et la technique nous a marqué.
Je regrette un peu d’avoir fait un fond si sombre. J’ai eu
du mal à faire ressortir ma petite fileuse de laine de Sapanta, bombée au spay
noir. J’aime bien le résultat mais je pense que je réutiliserai cette technique
de façon un peu différente la prochaine fois.
Remarquez quand même encore les grandes différences entre
nos trois toiles. Chacune met beaucoup de soi dans la peinture. Le modèle est
le même, la technique aussi mais chaque œuvre est très personnelle.
Allez, je vous mets aussi la photo d'origine, prise cet hiver à Sapanta, dans le nord du Maramures, juste au sud de la frontière ukrainienne.
Allez, je vous mets aussi la photo d'origine, prise cet hiver à Sapanta, dans le nord du Maramures, juste au sud de la frontière ukrainienne.
vendredi 22 juin 2012
Pop art paysan
Passer au marqueur les zones d'ombre. Les évider au cutter. Aplatir le pochoir ainsi créé dans un gros bouquin bien lourd. Faire un fond non conventionnel, à la peinture métallisé bombée puis texturée au chiffon.
Lundi on finit notre paysanne de Sapanta version pop art. J'ai hâte de voir le résultat !
Lundi on finit notre paysanne de Sapanta version pop art. J'ai hâte de voir le résultat !
dimanche 17 juin 2012
Premier portrait avec Zoita
Choisir un portrait qui nous plaît à toutes les trois. Acheter
une toile. Prendre la voiture après avoir mis les enfants à l’école. S’arrêter
acheter des covrigi frais (ces délicieux bretzels roumains). Frapper à la porte
de Delia (Zoita). Retrouver son sourire et les bancs de dessin avec leurs petits
coussins rouges et blancs. Essayer de retenir les notions que nous enseigne
Delia sur le portrait et sa mise en page. Se lancer dans le dessin. Plonger
dans la couleur. Perdre le fil du temps. Mettre sa signature. Accrocher un
sourire sur son visage. Et s’impatienter jusqu’au prochain cours la semaine
prochaine !
lundi 11 juin 2012
Pour rester dans la peinture
Ce matin. Petit-déjeuner vite avalé.
Sur le chevalet qu'elle a eu à son anniversaire, Eglantine installe sa belle toile blanche. Je lui mets un peu de peinture de chacun de ses tubes de "vraie" peinture (acrylique, ndlr) dans une assiette blanche. Elle a retiré son tee-shirt pour ne pas le salir. Ca va plus vite que d'aller chercher son tablier. Eglantine se lance dans sa peinture.
Pendant ce temps, Hortense reste à l'aquarelle. Au pinceau ou au doigt, sur le papier ou sur sa peau, cette mise en couleur matinale est un enchantement pour elle aussi !
Quant à moi, parlez-moi de couleurs et de mes filles, et j'ai le cœur qui brille comme un soleil. Bref j'adore !
dimanche 10 juin 2012
Chez Zoita
Zoita, c’est son nom d’artiste. Elle s’appelle Delia. Visage
poupin et longs cheveux noirs, Delia est une peintre expressionniste. Ses toiles
sont fortes, parfois violentes. Elles ont le bruit des explosions de couleurs
que Delia y pose. Et puis une petite fille à robe bleue passe en courant.
Tellement vite que déjà elle est sortie du cadre. On a envie de la suivre. Et
nous voilà chez Delia, pour des cours de peinture où la couleur prime sur le
dessin. Une approche originale qui me plaît beaucoup. Je suis la petite fille à
la robe bleue qui saute dans les couleurs. Je m’essaye à l’impressionnisme, au
cubisme, au fauvisme et à l’abstrait avec un petit vase rouge aux roses
artificielle dans l’atelier de bois et de toiles de Delia.
Dans l’atelier le temps s’arrête. Plus rien ne compte. Nous
sommes plongées dans le bruit des pinceaux. Nous sommes quatre mais nous sommes
seules avec nos couleurs. Puis enfin nous émergeons pour découvrir avec délice
les visions des autres, tellement différentes à partir d’un sujet commun. La
personnalité de la création. Quel bien-être !
Vendredi soir chez Sophie, Zoita a exposé ses toiles pour la
première édition des expositions « De l’art dans mon jardin »
organisées par François. La petite fille à la robe bleue semblait m’appeler
dans son monde comme le lapin d’Alice. D’autres toiles sont encore trop
tourmentées pour moi. Mais Delia vient de perdre son père dont elle était très
proche. Or je vous l’ai dit, Zoita est une peintre expressionniste.
Vivement vendredi prochain pour commencer une toile !
Vivement vendredi prochain pour commencer une toile !
samedi 11 février 2012
Fresque bucarestoise
L'idée d'Alexandrina était plutôt sympa. Elle m'a commandé une fresque bucarestoise pour le départ d'un amie à elle. Ca devait être pour mars. Finalement pour aujourd'hui. Bien sûr elle me l'a dit voilà deux semaines. Pendant une semaine j'ai retourné le projet dans ma tête pour me l'approprier. Et puis voilà que 100% RO redémarre. Le temps passe et je commence mon tableau mercredi. Alex flippait qu'il ne soit pas prêt à temps. J'y ai mis toute mon énergie et je l'ai finalement terminé hier soir à 22h.
Il ne reste plus qu'à savoir si ça lui plaira...
Il ne reste plus qu'à savoir si ça lui plaira...
jeudi 28 juillet 2011
L'ombre dans la ruelle
J'avais envie depuis longtemps de faire ce tableau. Aujourd'hui fût une journée de peinture avant de retrouver mes amis au Duetto pour ma soirée d'Au Revoir.
Grenades
Nous avons dans notre jardin de Bursa un très beau grenadier qui nous a donné des fruits magnifiques l'année dernière. Au printemps le rouge de ses jolies fleurs éclate dans la fraîcheur du vert de son feuillage. Et déjà les grenades se forment, encore petites et vertes. Bientôt elles rougiront, prêtes à être cueillies. Mais nous serons loin. Alors aujourd'hui je les ai peintes. Petites grenades de mon jardin.
lundi 18 octobre 2010
Soirée Chapeaux, soyez beaux
Tout le monde a joué le jeu vendredi soir et avait un chapeau sur la tête. Les filles étaient belles et sexys (un grand bravo à Caro et Sevgi !) et c’est dans la bonne humeur que Jean-Michel et moi avons fêté nos anniversaires.
Au moment de passer à table, tout le monde a mis son marque-place sur la tête et nous nous sommes retrouvés en joyeuse tablée chapeautée de papier. L’avantage ? Si t’as oublié le nom de ton voisin, c’est marqué sur sa tête ! ;-)
Eglantine n’a pas tenu jusqu’au gâteau chapeau mais était toute heureuse de m’offrir son cadeau avant d’aller se coucher.
Jean-Michel et moi avons soufflé nos bougies ensemble. J’ai eu un superbe sac. Quelle surprise ! (Je l’avais choisi avec mes copines, hi hi) Et Jean-Michel a eu son tableau. Car Sevgi m’avait demandé une toile pour lui. J’étais parti dans un thème gallinacé. Il a donc eu un énorme coq. Il a aimé (ouf !) et j’ai vu hier que le tableau est déjà accroché dans son salon !
mercredi 1 juillet 2009
Le buveur de thé
Je l'ai fini la semaine dernière, mais comme c'était pour l'offrir à Esma hier soir, je n'avais pas mis la photo en ligne. Voici donc mon dernier tableau : le buveur de thé. J'adore les papis turcs. Je trouve qu'ils ont une belle présence.
J'ai aussi fait le sac qui va bien pour l'emballer et le transporter (avec le cadre, le tableau mesure 80x100 cm).
mardi 26 mai 2009
La famille psychédélique

mardi 20 janvier 2009
Tahitienne
vendredi 19 décembre 2008
Premiers essais aux pastels


samedi 29 novembre 2008
Chouette !
Chouette non ?
vendredi 21 novembre 2008
Prête à peindre mes murs !
J'adore
mes cours de dessin. J'y allais le mercredi mais désormais Michèle et moi avons décidé d'y aller le vendredi.
Aujourd'hui, comme la semaine dernière, j'ai fait des études avec de la peinture murale sur du papier kraft très épais. Oui oui, de la peinture pour les murs ! Je suis allée au magasin de bricolage pour me fournir. Dur dur de trouver des pots de moins de 5L d'ailleurs !!!
Et voici mon beau derviche tourneur. J'adore les derviches tourneurs, c'est un spectacle très agréable à regarder. Je pense que j'en ferai d'autres.
A Bursa, il est possible d'aller voir une mevlana, c'est à dire une cérémonie de derviches tourneur. Les femmes se mettent en haut. Cette ambiance de gynécée est très reposante. La cérémonie commence par la lecture du Coran puis les musiciens et les danseurs entrent et doucement les danseurs entament leur rotation. La musique est envoutante et tout le monde entre dans une sorte de contemplation musicale, au rythme des derviches. La ferveur est palpable et les gens pleurent abondamment pendant la litanie finale. Enfin ça c'est le samedi, parce qu'en semaine la foule est bien moindre et la ferveur aussi. Et que dire du sermon du samedi qui a duré presque une heure alors qu'il n'y avait quasiment rien quand nous y étions allées en semaine.

Aujourd'hui, comme la semaine dernière, j'ai fait des études avec de la peinture murale sur du papier kraft très épais. Oui oui, de la peinture pour les murs ! Je suis allée au magasin de bricolage pour me fournir. Dur dur de trouver des pots de moins de 5L d'ailleurs !!!
Et voici mon beau derviche tourneur. J'adore les derviches tourneurs, c'est un spectacle très agréable à regarder. Je pense que j'en ferai d'autres.
A Bursa, il est possible d'aller voir une mevlana, c'est à dire une cérémonie de derviches tourneur. Les femmes se mettent en haut. Cette ambiance de gynécée est très reposante. La cérémonie commence par la lecture du Coran puis les musiciens et les danseurs entrent et doucement les danseurs entament leur rotation. La musique est envoutante et tout le monde entre dans une sorte de contemplation musicale, au rythme des derviches. La ferveur est palpable et les gens pleurent abondamment pendant la litanie finale. Enfin ça c'est le samedi, parce qu'en semaine la foule est bien moindre et la ferveur aussi. Et que dire du sermon du samedi qui a duré presque une heure alors qu'il n'y avait quasiment rien quand nous y étions allées en semaine.
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