lundi 28 février 2011

Ablutions

Avant la prière, les Musulmans font leurs ablutions. Autour des mosquées on trouve donc des fontaines et des robinets où l'eau est toujours disponible. Chaussures et prothèses sont donc retirées...

Saint Sauveur in Chora

In Chora signifie hors des murs. Aujourd'hui au cœur historique d'Istanbul, cette ancienne église transformée en mosquée est devenue un musée, à l'instar de Sainte Sophie. Maman et moi avons été émerveillées par la finesse des fresques et des mosaïques du 14e siècle qui ornent les murs et les plafonds de ce bijou.
Son nom turc est Kariye Camii, soit la mosquée Kariye. Mais mis à part le minaret, tout dans son architecture et sa décoration en fait le plus bel  ensemble d'art byzantin à Istanbul.

Saltimbanco

Le Cirque du soleil joue son spectacle Saltimbanco en ce moment à Istanbul. Gamze avait réussi à nous avoir des places. Nous avons donc eu le plaisir de plonger dans l'univers coloré et fantastique de ce cirque d'exception samedi après-midi. Les numéros sont renversants. A vous couper littéralement le souffle quand les acrobates s'élancent d'une balançoire pour se retrouver au sommet d'une longue perche, quand la trapéziste se jette dans le vide et fait plusieurs tours sur elle-même avant de rejoindre sa fragile barre volante ou quand quatre voltigeurs tout de blanc vêtus se lancent de leurs trapèzes en tournoyant, seulement suspendus à des élastiques dont les filaments qui se déploient leur créent des ailes d'anges.
Nos yeux courent dans tous les coins de la piste au fil du spectacle. Ils ne peuvent malheureusement pas détailler toutes les petites scènes que jouent les personnages fantasques de ce cirque plein de soleil, trop occupés à s'émerveiller des numéros principaux.
Les saltimbanques, artistes athlétiques, nous en ont mis plein la vue. Éclats de rire et cris d'émerveillement, notre coeur a battu un peu plus vite, distrait pour quelques instants de toute tristesse.

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dimanche 27 février 2011

Süleymaniye

Qui se promène à Istanbul sur les bords de la Corne d'Or ne peut rater la silhouette de cette mosquée dont les minarets dominent la rive sud. Süleymaniye est restée en travaux pendant longtemps. De nombreux échafaudages attestent d'ailleurs du travail qu'il reste encore à fournir dans la cour et sur le Mausolée. Construite par l'architecte Sinan pour le sultan Soliman, elle s'inscrit dans un grand complexe comprenant entre autre une bibliothèque, un hamam, des écoles théologiques et une charité.
Sitôt descendues de la voiture le froid nous a saisies. La mosquée ne nous en a semblé que plus douce avec ses vitraux, ses peintures chaudes, ses courbes généreuses et harmonieuses, ses lampes et ses grilles dorées, les pieds au chaud des tapis de prière, la tête au calme, oubliant le vent glacial soufflant dans les ruelles alentours.



J'espère avoir l'occasion d'y revenir un jour de beau temps pour me promener dans le dédale des petites rues et boire un thé sur une terrasse en admirant les coupoles de la bibliothèque se découpant sur un ciel bleu.

Joyeux anniversaires !

Les sourires sont sur les visages, les musiciens prennent à coeur de nous faire partager leur musique, les gens sont debout pour danser. Nous avons apporté notre gâteau au restau pour fêter avec artifice les anniversaires de Virginie et Patricia. La soirée fût excellente, la nuit courte avant de partir pour Istanbul le lendemain.



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samedi 26 février 2011

Mehane

Mehane. Certes ce n'est pas la première fois. Déjà j'avais exigé un stylo pour décrire ce que je ressentais au rythme de cette musique. Les voix, les instruments, le rythme des battements de mains, tout nous entraîne dans cet orient turc, si loin, si proche.
Tout le monde est debout, danse, les bras s'écartent, les corps se déhanchent au son de cette musique envoutante qui vous prend les tripes. Il faut dire que le raki qui a accompagné notre repas a dilaté nos sens, que les percussions nous prennent par la main pour entrer dans la danse et que la chaleur des gens de ce pays est contagieuse.
Je verrais demain si certaines des photos faites ce soir rendent un peu de la magie de cette ambiance.


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vendredi 25 février 2011

Une bonne tête

Nous continuons notre journée chouchoutage par une après-midi chez le coiffeur. Le salon était littéralement endormi quand nous sommes arrivées. Les yeux encore plein du sommeil d'une petite sieste dans l'arrière boutique, Yasar le coiffeur est venu s'occuper de nous. Il a laissé pousser sa barbe mais a gardé son sourire enjôleur.
Assises côte à côte maman et moi nous sommes faites manucurer, épiler et coiffer. Ce ne fût pas sans fous rires pour maman. La Turquie est pour elle une aventure de chaque jour.
Enfin ce soir nous serons les plus belles !


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Le corps du hamam

Les corps généreux des femmes répondent aux arrondis des coupoles du toit. La lumière pâle de l'hiver tombe par quelques puits circulaires. De la bouche du lion jaillit une eau claire et chaude qui se répand dans deux bassins de marbre. La pierre dure et grise accueille les chairs qui se relâchent, se ramollissent, se noient dans le bruit étourdissant de l'eau qui s'écoule.
La masseuse nous frotte, nous inonde et nous masse avec ce savon si doux propre aux hamams. Et nos idées noires partent avec nos peaux mortes dans les rigoles de marbre.
Nous sortons au ralenti, la tête molle, encore perdue dans la chaleur humide des bains de Justinien.


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jeudi 24 février 2011

Le bazar continue


La liste à la Prévert des choses à ramener de Turquie a beau s'allonger régulièrement, nous prenons grand soin de la réduire, quitte à passer une journée au bazar, retrouvant les marchands préférés de maman. Et malgré quelques quiproquos linguistiques qui nous feront de belles histoires à raconter lors des repas familiaux, nous trouvons tout ce que nous cherchons. Et même ce que nous ne cherchions pas.

Sur la photo, maman avec le marchand de chaussures dont le papa arrivé du Kosovo il y a plus de 53 ans a fondé la boutique où travaillent maintenant trois générations.

Barselona Sirki

Le Cirque de Barcelone, installé sur le parking de Koru Park, n'a d'ensoleillé que le nom en cette soirée pluvieuse de février (et oui les hivers en Turquie ne sont pas tellement plus chauds qu'à Paris). Mais Eglantine et Aksel ont les yeux qui brillent en regardant les acrobates, les tigres et les jongleurs. Les étoiles dans leurs yeux valent tous les soleils d'Espagne.