Dix jours sans Cafetière, c'est trop long. Mais il faut croire que j'avais besoin d'une pause d'écriture. La vie, elle, ne s'est pas arrêtée pour autant, toujours pleine de surprises et de nouvelles connaissances. La journée de visite sur les traces françaises à Bursa a été un pur moment d'émerveillement et de regrets, notamment devant l'état de délabrement de l'ancien Consulat de France ou les restes malmenés du cimetière français. J'ai aussi fait la rencontre du successeur d'Olivier à qui j'ai fait découvrir la ville. Profitant de l'annulation de dernière minute du dîner des expat Renault, nous avons partagé avec lui une délicieuse soirée à Istanbul. Commençant par un apéritif généreux à la terrasse du Conrad (voir les photo de la semaine précédente), nous avons poursuivi par un dîner fastueux au Topaz, vue plongeante sur les lumières du Bosphore sublimé au milieu du dîner par un feu d'artifice tiré depuis un bateau, à mi-chemin entre les deux continents. Quittant le luxe de l'hôtel pour le confort chaleureux de la maison de Yesim et Murat, nous avons passé le reste du week-end avec eux. Nous ne les avions pas vu depuis trop longtemps. Leur accueil a le goût de la famille, de la Turquie et des amis.
Les amis n'étaient pas en reste ces derniers jours. Ils ne sont pas encore tous partis et nous aimons mettre les enfants ensemble pour passer ces longues journées de vacances. Quant aux soirées, outre les apéros de voisins, les grandes tablées improvisées, nous pouvons compter sur l'Association Culturelle Turquie-France de Bursa pour réunir du monde lors des soirées Aurour d'un verre. L'édition de la semaine dernière a été particulièrement festive !
Plus de photos et d'infos très bientôt.
mercredi 29 juin 2011
dimanche 19 juin 2011
vendredi 17 juin 2011
Dîner au bord de l'eau
Laissez-vous bercer. Les clapotis du Bosphore. Un air populaire à la radio. Les éclats de rire des Stambouliotes qui profitent de l'air doux de la nuit. Les lumières des bateaux qui passent et repassent sous vos yeux rêveurs. Le pont du Bosphore et son incessant ballet de phares. Les papilles qui dégustent un délicieux bar mariné arrosé de l'incontournable raki.
Vous y êtes ? Nous aussi...
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Vous y êtes ? Nous aussi...
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Conrad - 15e étage
Imaginez. Un verre de rosé frais. Des petits fours. Un léger vent qui anime les mèches qui sortent de mon chapeau. Le soleil se couche derrière les minarets d'Istanbul. Le Bosphore serpente à nos pieds, traversé de dizaines d'embarcations dont le soleil couchant fait autant de bijoux sur l'eau bleue clapotant de milles reflets. Un cargo rouge et blanc finit de traverser majestueusement cette mer unique qui sépare deux continents mais unit une seule ville, vibrante, vivante, exaltante.
Les lumières vont bientôt s'allumer sur la ville rosée par le soleil couchant. Nous sommes au quinzième étage du Conrad.
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Les lumières vont bientôt s'allumer sur la ville rosée par le soleil couchant. Nous sommes au quinzième étage du Conrad.
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jeudi 16 juin 2011
Roumanie - Bucarest
J'ai croisé des visages usés et des jeunes femmes apprêtées, des taxis miteux et de luxueuses voitures, des enfants vendant des fleurs aux carrefours, les pieds noirs comme le revêtement de la rue, et des petites filles ayant la fraîcheur de leurs robes de coton blanc. J'ai vu défiler des enfilades de bâtiments au béton gris dégoulinant des années trop vite marquées sur leurs façades uniformes. J'ai entrevu le charme de l'histoire d'un pays à travers quelques exemples d'une architecture raffinée à la pierre travaillée. J'ai apprécié les rondeurs des petites églises orthodoxes à l'image de ce pope barbu et bien portant entraperçu au détour d'une rue. J'ai découvert un parc immense traversé de pistes cyclables, encerclant un lac géant et accueillant pléthore d'aires de jeux, restaurants et cafés cachés dans la verdure des arbres. Herastrau sera certainement le terrain de jeux favori d'Eglantine et d'Hortense car nous avons trouvé une belle maison à cinq minute de ce poumon de verdure et de fraîcheur. Séparée de l'école française par une maison jumelle, elle accueillera dès le mois d'août notre petite tribu. Dotée d'une chambre d'amis, de coins et de recoins, elle n'attendra plus que vos visites dans cette capitale méconnue qu'il me tarde de découvrir.
Mais que voulez-vous ? Malgré le jamon iberico et le foie gras dégustés aujourd'hui, ma belle Turquie vive et charmeuse, titillant les sens et se jouant des idées reçues, accueillant tout le monde avec autant de chaleur, souriante et dansante, rythmant la vie de ses airs populaires, ne pourra que me manquer.
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Mais que voulez-vous ? Malgré le jamon iberico et le foie gras dégustés aujourd'hui, ma belle Turquie vive et charmeuse, titillant les sens et se jouant des idées reçues, accueillant tout le monde avec autant de chaleur, souriante et dansante, rythmant la vie de ses airs populaires, ne pourra que me manquer.
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samedi 11 juin 2011
Artiste en herbe
Eglantine est une petite fille généreuse qui aime dessiner et adore les bébés de Siyah. Jeudi elle leur a dessiné un beau chat coloré. Je ne l'ai pas vu faire. Seulement en rentrant, j'ai découvert les quatre chatons dormant nonchalamment sur les coussins, le dessin posés devant eux par les petites mains attentionnées de ma grande fille chérie.
L'art de l'ebru
Nous sommes partis visiter une école de broderie traditionnelle avec Ersen. Bien que dubitatives sur ce que nous allions voir, nous faisions confiance à Ersen pour nous faire découvrir quelque chose de passionnant. Et si l'art de la broderie turque ne peut que nous marquer par son travail minutieux, l'ebru fût la révélation de cette journée. J'avais déjà vu ces papiers marbrés colorés mais n'avais aucune idée du travail accompli pour réussir ces motifs délicats.
Nous avons eu la chance d'assister à une démonstration édifiante de cet art de peindre dans l'eau. Car ce n'est qu'une fois que toutes les couleurs ont été posées et travaillées dans une eau épaissie de gomme adragante que le papier est posé, fixant ainsi un dessin par définition unique.
Si les techniques et les outils semblent rudimentaires, cet art nécessite imagination créative et rapidité. Car il s'agit de poser les couleurs à bon escient et les travailler rapidement pour obtenir les effets désirés avant que la peinture ne se dissolve dans l'eau.
La démonstration nous a été présentée sur du papier, mais il est possible de réaliser cette technique sur de la soie, réalisant alors des foulards aux motifs originaux et aux couleurs variées.
Pour ceux qui veulent en savoir un peu plus, vous pouvez aller voir ces sites :
http://www.netebru.com/cms.php?id_cms=15
http://aysinindunyasi.blogspot.com/2007/09/ebru-sanat-lart-du-papier-marbr.html
Vous y apprendrez comment cet art a suivi la route de la soie, partant de Chine et arrivant en Turquie vers le XVe siècle où il fût adopté par les Ottomans comme support de leurs calligraphies.
Nous avons eu la chance d'assister à une démonstration édifiante de cet art de peindre dans l'eau. Car ce n'est qu'une fois que toutes les couleurs ont été posées et travaillées dans une eau épaissie de gomme adragante que le papier est posé, fixant ainsi un dessin par définition unique.
Si les techniques et les outils semblent rudimentaires, cet art nécessite imagination créative et rapidité. Car il s'agit de poser les couleurs à bon escient et les travailler rapidement pour obtenir les effets désirés avant que la peinture ne se dissolve dans l'eau.
La démonstration nous a été présentée sur du papier, mais il est possible de réaliser cette technique sur de la soie, réalisant alors des foulards aux motifs originaux et aux couleurs variées.
Pour ceux qui veulent en savoir un peu plus, vous pouvez aller voir ces sites :
http://www.netebru.com/cms.php?id_cms=15
http://aysinindunyasi.blogspot.com/2007/09/ebru-sanat-lart-du-papier-marbr.html
Vous y apprendrez comment cet art a suivi la route de la soie, partant de Chine et arrivant en Turquie vers le XVe siècle où il fût adopté par les Ottomans comme support de leurs calligraphies.
Complicité
Hortense jouait à faire dodo sur le canapé. Eglantine est descendue. Hortense s'est animée, ses yeux se sont mis à briller et elle est allée accueillir sa sœur. Elles ont échangé des bisous tout doux et ont joué quelques minutes collées l'une à l'autre. En les regardant mon cœur fondait.
Moment privilégié
Olivier et Eglantine dorment. J'ai mis un peu de musique. La maison est fraîche des orages d'hier. Les chatons gambadent. Je range un peu tout ce qui traîne dans le salon. Hortense joue avec tout ce qu'elle trouve, vérifiant régulièrement que je suis bien dans les parages, m'expliquant deux trois choses dans sa langue de bébé entrecoupée de mots turcs ou français. J'aime ces petits moments comme des bulles suspendues dans un rayon de soleil.
vendredi 10 juin 2011
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